PHOTO: Courtoisie

| Par martine-laval

Éric Assous parle de sa pièce

Le concierge

Alors que le Théâtre Gilles-Vigneault présentera la pièce Le concierge tout au long de sa première saison estivale, une série d’articles seront écrits pour faire connaître les tenants et les aboutissants d’un tel projet en débutant par celui qui en a imaginé et écrit le scénario, l’auteur Éric Assous. Éclats de rire assurés pour cette comédie divertissante à rebondissements qui tiendra l’affiche du jeudi au samedi, du 20 juin au 11 août.

Le contexte de la pièce est cocasse et amusant. Qu’est-ce qui vous l’a inspiré?

J’avais ce point de départ d’un type qui revient complètement ruiné pour demander pardon à sa femme qu’il a quittée 20 ans plus tôt et solliciter un travail dans sa compagnie, mais comme je suis toujours un peu spectateur de ce que j’écris, je ne sais jamais comment ça va continuer et se dérouler. Je me doutais que ça allait être une histoire de vengeance, mais c’est petit à petit que quelques éléments me sont venus au fil de l’écriture jusqu’à en arriver à cette architecture pleine de rebondissements impliquant différents personnages. J’ai eu plaisir à écrire la pièce, d’autant plus que c’est l’exercice le plus difficile que ce genre de comédie, qui doit être à la fois surprenante et drôle tout en sonnant vraie. Et comme au théâtre on n’a pas le droit de sortir des quatre murs de son décor… ça ajoute à la complexité.

Vous dites avoir l’obsession du couple, de ses trahisons, de ses mensonges et de ses frustrations. D’où ça vous vient?

Ça fait en effet partie des thématiques qui reviennent souvent chez moi parce qu’elles peuvent être traitées de façons très variées. Autant de couples, autant de constats. Le couple est une source de comédie avec ce qu’il comporte de mensonge, d’usure, de trahison qui sont des possibilités de créer une multitude d’histoires drôles. Lorsque vous racontez une histoire de couple, ça parle à tout le monde, car dès qu’on en vit la dynamique, on la connaît. Je cherche donc toujours des histoires qui sonnent vraies, pour que les spectateurs puissent s’y identifier.

La pièce, qui a été adaptée pour le Québec, s’intitule Le concierge. Le titre original est différent par contre.

Chez nous, la pièce s’intitule Le technicien, question d’ambiguïté. Un technicien est souvent celui qui a fait des études dans un domaine, mais en France, il y a aussi une expression : technicien de surface… pour parler d’un homme de ménage. Alors, cette histoire de la femme qui engage son mari comme « technicien » dans sa compagnie permet à l’ex de se sentir valorisé pendant quelques instants… jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’il est en fait engagé comme homme de ménage.

Vous avez reçu, en 2014, le Grand prix du théâtre de l’Académie française pour l’ensemble de votre œuvre dramatique. Quand même!

C’est effectivement très touchant et très flatteur cette reconnaissance, puisque l’Académie française est considérée chez nous comme très prestigieuse, mais j’espère que l’ensemble de mon œuvre ne s’arrête pas à 2014 et que j’ai encore beaucoup à raconter et à écrire!

Un petit mot de la fin

Le concierge est une franche comédie qui reste très humaine et réaliste malgré tout.

En France, elle a été très bien reçue, en plus d’être captée pour la télévision suite à une grande tournée en province. Je serais donc ravi que la pièce connaisse le même sort au Québec. Je vous souhaite donc beaucoup de plaisir et espère venir en voir l’adaptation au cours de l’été!

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