Rencontre avec le Palestinian General Federation of Trade Unions. De gauche à droite: Michel Morency du syndicat des employés de magasins et de bureau de la SAQ CSN
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Un Jérômien de retour de Palestine

Par lpbw

Témoignage. Michel Morency, est le 4ème vice-président du conseil Central des Laurentides (CCSNL). Son bureau est situé à Saint-Jérôme. Au début du mois de septembre, il partait en Cisjordanie. Son premier voyage.

Un périple qui s’est déroulé du 5 au 8 septembre, organisé par le Centre international de solidarité ouvrière et qui visait à souligner leurs 40 ans d’appui à des populations en lutte pour leur émancipation.

«La base était de créer des liens avec des syndicats et de rencontrer les organismes communautaires et sociaux de défenses de droits», nous raconte-t-il. Aussi, ils avaient des rencontres tous les jours, dont certaines en soirées, avec différents groupes, des organismes, beaucoup de syndicats. «On allait voir sur le terrain.  Mais, il n’est pas facile de se déplacer en Palestine. On peut arriver 1h et demie en retard du fait que l’on doit prendre des voies de contournement.

Effet de choc

En plus de l’effet de choc, ce voyage lui aura donné l’envie d’en savoir encore plus.

Ce qu’il en a retiré?  Une compréhension différente. «Souvent, quand je regarde les nouvelles, j’ai tendance à prendre pour la personne la plus faible, la personne opprimée.», nous confie-t-il. Il continue : «Ce n’est jamais tout blanc ou tout noir dans une guerre, je peux le comprendre, mais d’avoir vu sur le terrain et senti l’oppression, je n’en revenais pas.»  Même au niveau syndical, c’est tellement différent. Il y a quelque chose à faire au niveau international par rapport à ça.»

Michel Morency nous parle aussi du dédoublement des routes en Cisjordanie, parallèles, les unes pour les Palestiniens, les autres pour les Israéliens.  Du fait que, là-bas, ils pouvaient faire 45 minutes de route pour un trajet de 5 minutes.  Et des gens qui doivent passer un point de contrôle,  «ils sont traités comme du bétail.»  Il avoue ne pas s’être arrêté «au point de vue politique, c’est encore plus complexe.»

Il raconte aussi l’histoire de ces enfants palestiniens qui doivent passer sous un égout pour aller à l’école à la suite de la construction de la voie de contournement à usage exclusif israélien. Des manifestations non violentes à Bil’in qui ont lieu chaque semaine depuis janvier 2005. Du fait qu’ils ont été gazés, justement, à Bil’in.  De cette murale commémorative où 263 enfants ont été tués lors de l’attaque israélienne, en 2014 à Bethléem. Et, fait marquant, de sa rencontre avec le fondateur et directeur du centre culturel Al-Rowwad du camp de Aida, M. Abdelfattah Abusrour, qui l’a vraiment émue.

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