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Saint-Jérôme indemnise Yves Coupal

Par mychel_lapointe

Les autorités de la Ville de Saint-Jérôme ont décidé de mettre un terme au dossier qui les oppose à M.Yves Coupal en versant une indemnité à ce dernier.

Au total, la Ville de Saint-Jérôme versera 113 064.45 $ auquel s’ajoute des intérêts de 26 311.74 $ pour un total de 139 376.19 $.

Vol de temps

Il faut remonter en 2004 pour le début de la Saga Coupal.

Le 21 septembre 2004 la Ville de Saint-Jérôme congédiait Yves Coupal “parce que ce dernier s’était placé en situation de conflit d’intérêts en faisant primer ses intérêts personnels, manquant ainsi à son devoir de loyauté envers son employeur et brisant le lien de confiance comme employé de la Ville”.

Yves Coupal occupait à l’époque les fonctions de président du Syndicat des cols bleus de Saint-Jérôme.

Comme on pouvait s’y attendre, M.Coupal a contesté son congédiement devant la Commission des relations de travail.

Dans son jugement rendu le 9 mars 2006, la Commission se disait d’avis que “la conduite du plaignant en regard des appels relatifs à son entreprise reçus sur son téléphone cellulaire le 8 septembre 2004 pendant les heures de travail est fautive et répréhensible”. Il faut ajouter à cela la reconnaissance du vol par M.Coupal lui-même. Malgré tout, la Commission annulait le 9 mars 2006 le congédiement de M.Coupal.

La Ville de Saint-Jérôme a par la suite porté la décision en révision judiciaire, mais elle a été déboutée en Cour supérieure.

Mardi soir dernier les autorités de Saint-Jérôme se sont rendues à la décision de la Commission qui ordonnait la réintégration de M.Yves Coupal ainsi que le versement à titre d’indemnité du salaire perdu et des autres avantages perdus depuis la date de son congédiement.

Citoyens lésés

En assemblée publique mardi soir dernier, le maire Marc Gascon a tenu, malgré l’entente intervenue entre les parties, à souligner que quant à lui, “je considère toujours que l’ensemble des citoyens de Saint-Jérôme ont été lésés dans cette affaire. M.Coupal a lui-même avoué sa faute et c’est clairement indiqué dans le jugement. Malgré tout, il faut payer pour clore cette affaire…”.

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