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L’implantation du CCS remise à plus tard?

Par lpbw

Les dirigeants des Services préhospitaliers de Laurentides-Lanaudière (SPLL) estiment qu’il serait plus logique de cibler le mois d’avril 2009, pour l’ouverture prévue d’un Centre de communication santé (CCS) couvrant cette vaste région. Divers problèmes rencontrés pendant la mise en place d’un tel centre de répartition des services ambulanciers font douter au SPLL que la date d’ouverture d’avril 2008 sera respectée.

Le Centre de communication santé actuel de Laurentides-Lanaudière (CCSLL) n’est pas un organisme sans but lucratif (OSBL), mais il le deviendra à la suite de l’adoption d’une loi provinciale (C-69). Le CCSLL est actuellement une compagnie ambulancière. Ce transfert de statut cause des soucis à bien des gens. «Nous sommes la dernière région de la province où sera implanté un CCS. Nous possédons déjà tous les aspects d’un CCS, mais pas les budgets nécessaires consacrés à la formation et aux opérations, que nous finançons nous même. Nous voulons hausser la compétence (de nos répartiteurs), mais le gouvernement veut attendre la mise en fonction du CCS, en format OSBL, pour financer les mises à niveau des employés. D’un côté, on se fait dire qu’il y a des lacunes au niveau de la formation de nos répartiteurs, mais de l’autre, l’Agence de santé et des services sociaux des Laurentides (ASSL) refuse de nous subventionner», a déploré Me Pierre P. Séguin, vice-président aux affaires corporatives et juridiques, ainsi que directeur des ressources humaines, au SPLL.

La désignation du futur lieu de travail des répartiteurs du SPLL, dont une bonne majorité sera intégrée au futur CCS, soulève aussi bien des questions au centre actuel des opérations, localisé à Saint-Janvier de Mirabel. «Nous possédons plus ou moins 24 répartiteurs, qui traitent bon an, mal an, près de 75 000 appels. Le plan d’affaire du CCS est déjà approuvé, mais son lieu d’implantation est toujours inconnu. Cela a pour effet de causer un stress supplémentaire à nos répartiteurs, qui se demandent s’ils devront déménager pour travailler à l’endroit où le CCS sera en opération. Il ne faut pas oublier que le CCS va aussi couvrir la région de Lanaudière. Nous sommes d’accord avec les principes de la loi C-62 et du rapport Dicaire, mais en pratique, il existe plusieurs zones grises qui devront être éclaircies», a enchaîné M. Yannick Tourigny, directeur des services et du centre de communication du SPLL.

La technologie

Sur le terrain, plusieurs intervenants du milieu souhaitent également que des améliorations significatives soient apportées aux équipements permettant aux ambulanciers d’être plus efficaces et rapides lors de leurs interventions. «Nous croyons qu’il devient important d’implanter pour l’ensemble des Laurentides des technologies modernes de positionnement par satellite, centralisées dans un CCS qui serait en lien avec l’ensemble des entreprises ambulancières. Ces technologies de type: répartition d’appels par ordinateur (RAO), cartographie numérisée et système de localisation (GPS), qui amélioreraient les délais d’intervention et éviteraient les erreurs reliées aux adresses civiques, qui sont souvent complexes en milieu rural», a suggéré M. Jean Désy, commissaire régional aux plaintes et à la qualité des services, dans son rapport annuel 2006-2007 sur le régime d’examen des plaintes, en matière de santé et de services sociaux dans la région des Laurentides.

Malgré ces demandes de mises à niveaux des équipements, les citoyens de la région ne sont pas pour autant en danger. Les services de répartition du SPLL sont qualifiés de très bons par les autorités. En cas d’événement majeur, une centrale de relève d’urgence existe au poste de police de Mirabel. Elle peut être déployée entre 8 à 10 minutes. «Nous avons une très bonne collaboration avec les autorités de la police de Mirabel. Si un déploiement d’urgence est nécessaire, les appels sont pris par leur centrale de police, pendant la dizaine de minutes de mise en place de notre centrale d’appoint. Notre plan de relève a déjà été élaboré et testé. Nous possédons ne génératrice, alimentée au gaz naturel, qui pourra servir si l’électricité venait à être coupée. Le système actuel est efficace, mais on pourra faire mieux lorsque la décision ministérielle d’implantation finale du CCS sera arrêtée. Le reste devrait suivre ensuite», a achevé M. Tourigny.

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