| Par lpbw

« Les pulsations cardiaques doublent… »- Michel Raymond, Incendies Saint-Hippolyte.

« J’ai toujours voulu être pompier. Quand j’étais jeune, je voyais des camions rouges dans la rue et on parlait des actes héroïques de ces hommes, ils ont une notoriété, ils sont fiers… Mais au-delà de tout cela, il y a la réalité du métier, faire face à des victimes et des drames. On doit se tenir et partager nos sentiments dans ces situations » exprime Michel Raymond directeur du Service de Sécurité Incendies de Saint-Hippolyte.

Michel Raymond, affirme avec certitude que ce qui épuise un pompier est le stress avant tout le reste. « Après une intervention, j’observe mes hommes et quand je vois qu’il y en a un ou deux qui semblent sous le choc, je les rencontre seul et parfois je dois leur tirer les vers du nez pour qu’ils ne restent pas avec des images en tête sans partager leurs émotions. Vous savez, certains sont d’avis qu’ils ne doivent jamais avoir l’air faibles, ils sont donc portés à garder tout cela pour eux et ce n’est pas bon. »

Au pied d’alerte

Ce qui motive les pompiers à faire leur travail est souvent cette montée d’adrénaline, ce désir d’appliquer leurs connaissances à la lettre et surtout, le fait de sauver des vies. « Quand on entend une alarme, nos pulsations cardiaques doublent. C’est comme ça chaque fois. En ce qui me concerne, quand on arrive sur le terrain, j’ai souvent cette peur de perdre un de mes hommes. C’est beaucoup de stress à gérer ».

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