Claire Léveillée
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La nuit des sans-abri: un appel à la solidarité

La 11e Nuit des sans-abri de Saint-Jérôme se prépare: c’est le 16 octobre prochain, dès 16 h, que la population a rendez-vous à la Place de la Gare pour partager quelques heures à la belle étoile avec eux. Célébré chaque année, depuis 25 ans, dans une trentaine de villes à travers la province, l’évènement vise à sensibiliser la population envers le phénomène de la pauvreté et de l’itinérance.

Plusieurs activités sont au programme de la soirée. Marche, distribution de vêtements chauds et boustifaille, veille en musique autour de braseros et animation par la troupe de danse la Tribu de Gaïa; une cérémonie est également prévue en présence d’élus. À cette occasion, un prix Coup de cœur sera remis au Dr Jean Robert, microbiologiste, médecin de rue et fondateur de la Clinique Santé Amitié, afin de reconnaître sa contribution à la société, et en particulier envers la clientèle itinérante.

À propos de l’itinérance à Saint-Jérôme

Selon Patrick Fournel, directeur de l’organisme Fleur de Macadam, et Diane Richard, coordonnatrice de la Corporation de développement communautaire Rivière-du-Nord, (CDC RDN) le phénomène de l’itinérance prend de l’ampleur, à Saint-Jérôme, comme ailleurs.

«Il est très difficile de recenser le nombre de gens itinérants car ils se déplacent souvent d’une ville à l’autre,» dit Patrick Fournel. «Une chose est certaine, les 9 lits que nous avons à Fleur de Macadam sont occupés en permanence par des personnes différentes, et nous devons refuser 7 ou 8 demandes chaque jour.»

Diane Richard constate un nouveau phénomène: «De plus en plus de familles se retrouvent à la rue parce qu’elles n’arrivent plus à payer leur logement. Il s’agit souvent de travailleurs à petit revenu. C’est une clientèle qu’on n’avait pas avant.» Pour cause de loyers qui augmentent ou de surendettement? Les intervenants pensent que toute une conjoncture explique la tendance. «On l’oublie souvent mais les loyers sont aussi chers à Saint-Jérôme qu’à Montréal,» dit Patrick Fournel. «Tandis que le transport en commun est plus cher, comme dans toutes les régions.» Il faut aussi considérer, disent les intervenants, toutes les conséquences des mesures d’austérité appliquées par le gouvernement. «Si le gouvernement coupe dans les services, les gens doivent se les payer eux-mêmes.»

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