| Par lpbw

Haïti: Benoit Huot devait partir le 19 janvier

Benoit Huot, enquêteur au service de police de Saint-Jérôme, était sur le point de se rendre en Haïti pour une mission de formation. Le tremblement de terre de mardi dernier vient changer bien des choses…

On sait que le service de police de Saint-Jérôme a envoyé une douzaine de policiers depuis 11 ans dans des missions humanitaires ou de paix à l’étranger. Le Kosovo, Côté d’Ivoire et Haïti ont été servis par le savoir-faire technique jérômien.

Enquêteur à Saint-Jérôme, Benoit Huot était sur le point de se rendre à Haïti, le 19 janvier (mardi).

Il se trouverait encore à Ottawa pour terminer sa préparation avec la GRC, selon la porte-parole basée à Ottawa. Le tragique tremblement de terre du 12 janvier retarde pour l’instant son départ pour une mission de formation de neuf mois.

En fait, c’est tout un contingent de policiers canadiens (police municipale, Sûreté du Québec et GRC) qui s’apprêtait à partir pour une mission de mentorat et d’enseignement avec des policiers haïtiens.

On confirme que leur mission risque de changer, car on a envoyé trois éclaireurs à Haïti pour réévaluer la situation.

Fébrilité

Pour les policiers qui sont déjà allés en Haïti ou qui espéraient s’y rendre un jour, les derniers jours ont été fertiles en émotion. Ceux qui ont déjà fait le voyage s’inquiétaient pour les personnes avec qui ils ont tissé des liens.

Du côté de l’organisme Sauvetage canin des Laurentides, on s’apprêtait à partir à Haïti avec une douzaine d’équipes de maître-chien, à la demande du ministère de la Sécurité publique.

Mais à la dernière minute, on a annulé la mission, pour une raison qui reste obscure pour le responsable de l’équipe à Saint-Jérôme, Guy Lapointe : « Deux de nos maîtres-chiens et cinq autres membres de soutien étaient prêts avec deux chiens, Timber et Garot», explique le policier de la GRC.

Ressortissants

Samedi, l’organisme Sauvetage canin des Laurentides s’est rendu à l’aéroport Trudeau à Montréal pour accueillir les premiers ressortissants canadiens. «On les aidait à retrouver leur famille ou à se rendre à l’hôtel. Certains blessés étaient pris en charge et d’autres avaient besoin de vêtements », explique Guy Lapointe.

Une certaine frustration était perceptible dans le discours de Guy Lapointe, qui confirme que son équipe avait vraiment le goût d’agir pour aider les Haïtiens.

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