(Photo : Médialo - archives)
La Ville actuelle de Saint-Jérôme est le résultat de quatre villes fusionnées en 2002.

Fusion municipale : en 2002, Saint-Jérôme passait de 23 000 à 70 000 résidents 

Par France Poirier

En 2002, nous avons assisté à plusieurs fusions municipales au Québec et Saint-Jérôme ne faisait pas exception. La réorganisation des municipalités du Québec est un ensemble de mesures législatives et de consultations populaires réalisées par le gouvernement dans le but de réorganiser et fusionner plusieurs municipalités au Québec.

Ce processus de réorganisation s’amorçait durant les années 1960 pour se terminer au début des années 2000 par une réorganisation territoriale profonde des structures municipales.

Municipalités regroupées

Dans le secteur de Saint-Jérôme (ville d’origine), on a regroupé avec elle, Bellefeuille, Saint-Antoine et Lafontaine. Il s’agit de l’une des rares municipalités québécoises à avoir regroupé quatre entités simultanément, faisant de Saint-Jérôme le pôle urbain et le chef-lieu de la région administrative des Laurentides.

« Saint-Jérôme a été la seule ville au Québec à avoir fusionné 4 villes en même temps et malgré cela, c’est un modèle de réussite de fusion municipale au Québec »

– Marc Gascon, ex-maire de Saint-Jérôme

Impacts de cette fusion

Dans une entrevue accordée au journal Le Nord en 2015, l’ex-maire Marc Gascon brisait le silence et réagissait aux propos du maire Stéphane Maher se défendant d’une mauvaise gouvernance comme le prétend le maire Maher.  Il expliquait la particularité de Saint-Jérôme, qui a fusionné avec trois autres villes en 2002.

« L’impact des fusions municipales se fait encore sentir! Saint-Jérôme a été la seule ville au Québec à avoir fusionné 4 villes en même temps et malgré cela, c’est un modèle de réussite de fusion municipale au Québec », plaidait l’ancien maire Gascon.

De fait, « Saint-Jérôme a été la seule ville à avoir atteint ce niveau de population par des fusions municipales : on est passé de 23 000 habitants à 70 000 dans un espace-temps très court, tandis que les autres villes ont mis des années à atteindre ce niveau de population », ajoutait ce dernier.

Parlant de la voirie, il rappelait de l’état déplorable des infrastructures léguées par certaines villes fusionnées, ce qui commandait une mise à niveau à la hausse. « À l’époque, on a constaté que des municipalités n’avaient à peu près pas investi dans les infrastructures les années avant la fusion », soutenait Marc Gascon.

En bref

  • Un modèle unique au Québec : Saint-Jérôme est reconnue comme la seule ville de la province à avoir fusionné quatre municipalités simultanément, passant d’un coup de 23 000 à 70 000 habitants.
  • Défis d’infrastructures : Les articles du journal, notamment les interventions d’anciens élus comme Marc Gascon, rappellent que la ville a dû composer avec l’état précaire des infrastructures léguées par certains secteurs fusionnés, exigeant des investissements majeurs durant les décennies suivantes.
  • Gestion moderne : Aujourd’hui, l’héritage de cette fusion influence toujours la planification, comme le plan particulier d’urbanisme (PPU) pour encadrer le développement du secteur de Bellefeuille spécifiquement.

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