Capitale internationale de l’Érable: l’or blond, la fierté de Mirabel
Par France Poirier
Élu dans la cuvée 2021 au bloc québécois, le député de Mirabel, Jean-Denis Garon, connaît bien le milieu agricole et voulait marquer le coût dans son comté de Mirabel.
Ayant grandi en partie dans un verger, il est sensible aux différents producteurs. « Le milieu agricole m’a impressionné, mais au-delà de ça, à Mirabel, dans ma circonscription, c’est l’importance de l’érable dans notre culture. Les gens sont fiers et ça fait partie de l’identité. On le voit avec la saga de l’aéroport dans les terres agricoles, un des enjeux importants, c’était la préservation de nos érablières », souligne le député en entrevue.
Capitale internationale
Dans un élan d’enthousiasme et de fierté à la chambre des communes, Jean-Denis Garon a eu l’idée de valoriser l’érable en nommant Mirabel capitale mondiale de l’érable, pour réaliser que Plessisville avait cette appellation de capitale mondiale… « C’était sous le coup de l’émotion, mais dans l’écosystème de Mirabel, tout le monde embarque dans l’aventure de l’érable. Tout le monde avait des idées pour valoriser l’érable. Ça foisonnait en matière de tourisme, de développement, même d’appellations d’origine contrôlée pour le sirop d’érable de chez nous », explique-t-il.
Alors, il y a eu du travail qui a été fait pour se rendre compte que capitale internationale de l’érable, était encore disponible dans les marques de commerce et droits d’auteur.
« Premièrement, Mirabel est près de Montréal. Et deuxièmement, c’est le dynamisme de la ville de Mirabel, de tourisme Mirabel et de tous les écosystèmes qui ont menés à ce résultat. On a la cabane de Martin Picard qui a choisi de s’installer chez nous. C’était une fierté, un facteur de croissance et c’était proche de chez nous. Les gens ne se rendaient pas compte qu’on avait ce diamant-là dans notre cour », souligne fièrement le député Garon.
« Ici on valorise le produit », explique-t-il. Même si ce n’est pas Mirabel qui a le plus grand nombre d’érables, c’est un produit dans lequel on a une expertise depuis très longtemps. L’érable de Mirabel a des spécificités. Il y a des chercheurs, entre autres de l’INRS, qui ont développé un projet pour faire la caractérisation moléculaire du sirop d’érable de chez nous pour qu’il puisse y avoir une appellation d’origine par exemple », expliquait Jean-Denis Garon.
Mirabel n’a pas le plus de cabanes à sucre, mais a développé une expertise avec différents projets comme Mirabel fête l’érable du Québec, la soirée de l’érable, etc. « On a aussi des activités de recherche sur l’érable. Chez nous, l’érable, c’est beaucoup plus qu’un produit commercial. Ça fait partie de nous autres. Ça fait autant partie de nous autres que le homard va faire partie des gens des Îles de la Madeleine », ajoute le député.