| Par Marie-Catherine Goudreau

Découvrir les Laurentides à la course

Le printemps prochain sera la 10e saison du club de course en sentiers Vivactive. Mylène Rouleau est là depuis les tout débuts et nous parle de l’évolution du club dans la région qui compte maintenant une centaine de membres.

Dès la première saison du club en 2013, Mylène a commencé comme coureuse. Après trois saisons, elle a « pris le relai ». C’est aussi elle qui a fondé le club de vélo de montagne Vivariders qui est maintenant dirigé par trois autres personnes.

Uniquement des femmes

Pour Mylène, c’est important d’avoir la présence d’un club de plein air pour femmes dans la région. Au fil des années, elle a tenu à ce que le groupe reste composé uniquement de femmes – que ce soit les guides ou les membres. « Les filles se sentent bien de pouvoir faire une activité entre elles. Elles viennent pour se retrouver en nature, trouver quelque chose qui est bien à elles – autre chose que la famille et le conjoint », souligne-t-elle.

Ce qui marque le club, c’est surtout les amitiés qui se forment entre les membres. « Ça leur permet de passer un moment avec des femmes qui vivent une réalité semblable. On a beaucoup de jeunes professionnelles avec des enfants. C’est leur façon de faire le plein », soutient Mylène. Elles partagent toutes la même passion pour la course et la nature.

Moment présent

La course en sentier, c’est comme une forme de méditation, nous explique Mylène. « On est vraiment « groundées » dans la nature. C’est un moyen de s’enraciner, de ne pas voir le temps passer et d’être dans le moment présent. » Par ailleurs, plusieurs des membres courent dans les sentiers, car elles n’aiment pas la course sur la route. « C’est la nature qui les interpelle », constate la propriétaire du club.

« C’est très technique. Il y a beaucoup de roches et de racines, il faut que tu sois attentive pour ne pas te faire mal. Ça devient méditatif. Il y a une paix qui s’installe », explique Mylène. De plus, en courant avec un groupe de filles, on a moins de risques de se faire mal et de se perdre, ce qui attire les personnes à s’inscrire. Plusieurs filles ne s’aventureraient pas dans les sentiers toutes seules, soutient Mylène.

Entrainements et sorties

Tous les mercredis, un entrainement est offert. Lors de celui-ci, une coach formée donne des techniques de course en sentiers, les façons de monter et descendre, etc. Ensuite, le samedi une course est organisée à un endroit dans la région avec une des guides. Ces dernières font le repérage et choisissent où elles souhaitent amener les filles. Les sorties se font de Saint-Jérôme à Val-David, en passant par Saint-Hippolyte, Morin-Heights, Sainte-Adèle, et parfois Mont-Tremblant.

Par ailleurs, c’est la première fois depuis le début de la pandémie que les entrainements du mercredi reprendront. Il n’était pas possible de les faire avec les mesures sanitaires.

Les membres sont séparées en trois groupes : débutant, intermédiaire et avancé. Chaque entrainement et sortie du samedi se fait avec le même groupe, selon son niveau. Les inscriptions commenceront dans le prochain mois et le premier entrainement est prévu pour le 18 mai.

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