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Une mission au Mali des plus enrichissantes

Par lpbw

INTERNATIONAL. Dans le cadre du projet d’Appui à la formation des professionnels de la santé au Mali (projet DÉCLIC), une délégation du Cégep de Saint-Jérôme (CSTJ) s’est rendue en Afrique en janvier dernier. De plus, il y a quelques semaines des représentants du Mali ont visité les installations des Laurentides.

Sylvie Marsan, une infirmière bachelière et enseignante en soins infirmiers au CSTJ, nous a expliqué ce projet de mission pédagogique en partenariat avec l’Institut national de formation en sciences de la santé (INFSS) du Mali.

L’objectif de la mission de ce projet est d’accompagner les enseignants, les conseillers pédagogiques et la direction de l’INFSS à implanter un programme uniformisé de soins de santé, au Mali. L’équipe qui se rend en sol africain porte main forte à l’équipe de l’INFSS afin de développer une approche par compétences et assurer que les étudiants pratiquent les techniques plus rapidement. «Nous voulons implanter des changements qui vont demeurer et qui vont permettre l’amélioration de la qualité et l’augmentation de la quantité des ressources humaines de première ligne en santé au Mali, plus particulièrement auprès des femmes et des enfants, a indiqué Mme Marsan qui souligne que c’est un projet qui avance à coup d’essais et erreurs. On ne veut pas pelleter des nuages. Nous devons nous adapter à leur façon de travailler, à leurs équipements et aux changements qu’ils sont prêts à effectuer.»

L’enseignante considère qu’il faut beaucoup d’écoute pour comprendre les situations des femmes vivant au Mali et pour éventuellement changer les mentalités.

Une autre réalité

Au Mali, ce sont principalement des hommes qui étudient en soins de santé. Les cours sont basés sur la théorie et non sur la pratique. «Les étudiants sont capables de réciter le cours, mais ne peuvent pas l’appliquer. Nous avons mis en place des jeux de rôles afin que les étudiants soient actifs ainsi qu’une stratégie de rétroaction positive ce qui permet de s’amuser tout en améliorant les compétences», a souligné Mme Marsan.

Cette dernière mission en janvier a permis de compléter la mise en œuvre des trois années du programme, afin que celui-ci puisse débuter à la prochaine rentrée scolaire en 2016.

En sol dangereux

La rencontre entre les deux partenaires devait initialement avoir lieu au Mali. Cependant, à la suite de l’attentat survenu dans la capitale malienne le 20 novembre, l’état d’urgence a été décrété et la mission pédagogique déplacée au Sénégal. «Nous ne pouvons pas toujours nous rendre au Mali, parfois à cause de guerres d’autres fois en raison d’Ebola. Nous n’avons pu faire avancer notre programme pendant près d’un an à cause d’un coup d’État», a raconté Sylvie Marsan qui assure que les équipes quittent le pays uniquement quand la situation le permet.

Visite de Maliens

Des représentants du Mali issus de l’INFSS ont profité de leur séjour au Québec pour s’arrêter à l’Hôpital Laurentien du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides. La délégation a eu l’occasion de faire une visite du secteur de traumatologie de l’urgence de Sainte-Agathe-des-Monts pour en connaître l’organisation du travail, de l’arrivée d’un patient jusqu’à sa prise en charge par l’équipe, en passant par les rôles et responsabilités de chacun des professionnels impliqués.

L’INFSS bénéficie du soutien du projet DÉCLIC, financé par Affaires mondiales Canada, qui découle d’une collaboration entre le Centre de coopération internationale en santé et développement, l’Université de Sherbrooke et le CSTJ.

Texte: Carole-Anne Jacques

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