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Une loi bien accueillie par les restaurateurs

Par lpbw

CIGARETTE. L’interdiction de fumer sur les terrasses des restaurants et des bars qui est entrée en vigueur cette semaine réjouit les restaurateurs de Saint-Jérôme.

«Je suis tout à fait en faveur», lance d’emblée Jean-François Gravel, propriétaire de la microbrasserie Dieu du ciel !

À son commerce de Saint-Jérôme, il est interdit de fumer sur la terrasse depuis l’été 2009, soit un an après l’ouverture de la brasserie. Au Dieu du ciel ! à Montréal, les clients n’ont pas le droit de fumer sur la terrasse depuis ses débuts. «Ça n’a jamais nui à notre business. Au contraire, puisque pour certains non-fumeurs, la terrasse devenait désagréable particulièrement chez nous où les gens viennent manger», raconte l’homme d’affaires qui ajoute que, grâce à cette nouvelle loi, ses employés n’auront plus à subir les critiques des fumeurs qui pouvaient aller fumer sur d’autres terrasse de bars.

À l’instar de M.Gravel, le propriétaire du Boston Pizza de Saint-Jérôme, Francis Rivetti, croit que cette interdiction n’entraînera pas une baisse de clientèle. «Peut-être qu’il va y avoir des fumeurs qui vont être déçus, mais ça va être compensé par une clientèle non-fumeurs qui va trouver ça agréable d’avoir une terrasse sans fumée», explique-t-il.

Le franchisé souligne que cette nouvelle réglementation ne fâchera pas trop les fumeurs. «Ça fait longtemps qu’on en parle. Les gens commencent à s’y faire. Nous étions rendus là».

De l’autre côté du boulevard du Grand-Héron, à la Cage aux sports, les fumeurs n’ont plus le droit de griller leur cigarette sur la terrasse depuis cette année. «Lorsque nous avons réalisé les rénovations, nous avons décidé d’installer une terrasse non-fumeurs, indique le directeur général Francis Clément. Jusqu’à maintenant, il y a un 5% d’irritants, c’est très minime. Les gens peuvent aller fumer à côté, devant les portes de sortie», poursuit celui qui croit que cette réglementation est une bonne nouvelle, notamment pour les enfants.

«Pas clair»

Pour sa part, même s’il juge que cette loi est une «bonne chose», le copropriétaire du Resto-pub Le Cerbère, Yan Garceau, voit un problème dans l’application de celle-ci.

«Est-ce que la personne devra fumer à neuf mètres des portes ? Neuf mètres de la terrasse ? On ne le sait pas. Ce n’est pas très clair», affirme-t-il, ajoutant que cette application lui demandera plus de travail.

Ce dernier souligne que depuis l’ouverture de la terrasse cette année aucun cendrier n’était déposé sur les tables. «Nous voulions que les clients prennent l’habitude de ne pas fumer».

D’autres endroits sans fumée

La loi provinciale concernant la lutte contre le tabagisme a été adoptée à l’unanimité en novembre dernier. Certaines dispositions sont entrées en vigueur immédiatement, mais pas toutes. Depuis cette semaine, en plus des terrasses et des bars, la cigarette est maintenant interdite dans les automobiles en présence d’enfants de moins de 16 ans, les terrains sportifs et de jeux pour jeunes, les aires communes des immeubles d’habitation comportant de deux à trois logements ainsi que sur les terrains des centres de la petite enfance et des garderies, des établissements d’enseignement préscolaire, primaire et secondaire, y compris les centres de formation générale aux adultes et les centres de formation professionnelle.

Dès novembre prochain, il sera interdit de fumer à l’extérieur dans un rayon de neuf mètres de toute porte, de toute fenêtre qui s’ouvre et des prises d’air communiquant avec un lieu fermé où il est interdit de fumer.

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