| Par lpbw

Une campagne publicitaire audacieuse

RESTAURATION. «Une p’tite vite ?», «Tape-toi une grosse» et «Trip à trois»; les phrases à connotation sexuelle de la campagne publicitaire de Planète Poutine, qui a été lancée la semaine dernière à Saint-Jérôme, risquent de faire jaser !

Achetée par l’homme d’affaires Benoit Charron l’automne dernier, la chaîne de restauration rapide a voulu relancer et repositionner sa marque, indique Benoît D’Aoust, président de Eau3, l’agence marketing montréalaise qui a conçu la campagne publicitaire. «Nous avons voulu positionner l’entreprise comme une marque audacieuse dans le paysage québécois de la restauration. Sur une note d’humour, nous avons voulu définir la personnalité de Planète Poutine», affirme M. D’Aoust.

Le but de cette campagne n’était pas «nécessairement» de choquer, ajoute-t-il. «Nous voulions une syntaxe à laquelle les gens pouvaient s’associer. Le but est d’avoir un haut taux de rétention. La campagne n’est pas nécessairement associée au sexe, mais plutôt aux plaisirs de la vie».

Une seule plainte

Le président de l’agence affirmait mardi que, depuis le lancement de la campagne d’affichage, seul un homme a appelé au restaurant de Saint-Jérôme pour s’offusquer.

«On est un peu plus "edgy", reconnaît M.D’Aoust. Mais, on ne voulait pas provoquer ou choquer. L’objectif était d’avoir quelque chose dont les gens allaient se souvenir».

Depuis la semaine dernière, les automobilistes peuvent apercevoir un super panneau sur l’autoroute 15, près du Carrefour du Nord, sur lequel une poutine géante est accompagnée de la phrase «Une p’tite vite?». Un panneau semblable où il est écrit «Tape-toi une grosse» est installé sur la même autoroute près des Premium Outlets à Mirabel.

Investir dans la pub

Si la campagne d’affichage a pris son envol à Saint-Jérôme c’est parce que le nouveau franchisé Olivier Gaudet ne voulait pas attendre. «Si je me fie à d’autres réouvertures de restaurant, je sais que ça peut prendre six mois avant de décoller. J’ai voulu investir plus vite [dans la publicité] pour raccourcir le déficit du début d’une réouverture», explique le jeune homme de 22 ans qui affirme avoir investi plus que les autres franchisés de Planète Poutine dans la publicité.

Selon lui, l’impact de cette campagne, même s’il ne peut être quantifié pour le moment, ne peut qu’être positif. «Il faut que le monde sache qu’on est rouvert. Je crois que maintenant les gens savent que Planète Poutine est de retour en ville !».

Un bon potentiel

Rappelons que Planète Poutine à Saint-Jérôme a fait faillite l’an dernier. Une mauvaise gestion du restaurant serait à l’origine de cette fermeture. M. Gaudet, qui a fait l’acquisition de cette franchise récemment, estime que le restaurant a un bon potentiel. «Quand j’ai vu l’endroit et les chiffres de vente, je me suis dit: pourquoi pas ! C’est un marché d’un demi-million de dollars potentiel avec une bonne gestion et un peu de pub», croit celui qui compte ouvrir deux autres Planète Poutine cette année, soit à Sainte-Julienne et Saint-Esprit.

Le commerce, qui a ouvert ses portes officiellement en fin de semaine dernière au 330 rue Saint-Georges, engage de six à dix employés.

Après Saint-Jérôme, Planète Poutine déploiera sa campagne publicitaire dans le reste du Québec au début du mois de mai. En plus des panneaux d’affichage, la campagne se déclinera à la télévision, sur le web et dans les médias sociaux. La chaîne québécoise qui a été fondée à Trois-Rivières en 2012 par Yves Junior Boissonneault compte aujourd’hui 18 restaurants à travers le Québec.

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