(Photo : gracieuseté Simon Huot-Aubin )
Les trois frères en compagnie de leur père. 

Défi familial en Chine : parcourir un marathon une marche à la fois 

Par Luc Robert

Deux ans après avoir gravi le mont Kilimandjaro, en Tanzanie, les frères Simon et Jonathan Huot-Aubin ont relevé un nouveau défi familial en mai dernier, en ajoutant leur jeune frère Antoine et leur père André Aubin au groupe, afin de participer à une course sur la grande muraille de Chine.

Les trois frères ont monté et descendu 5 164 marches sur une distance de 42,2 km, avec un gain d’altitude de 1 282 mètres, pour compléter le marathon de la grande muraille de Chine (Albatros Adventure Marathons), considéré l’un des plus exigeants au monde. La température oscillait dans la trentaine de degrés Celsius lors de leur entreprise.

« Le matin de l’épreuve, on s’est levé tôt, vers 2 h, pour effectuer le voyagement en autobus depuis Beijing vers Huangyaguan, où se trouve la course. Le départ des coureurs est effectué vers 7 h, avec une température déjà chaude et très humide. On a vraiment repoussé nos limites en s’adonnant à l’expérience sur la grande muraille », a décrit Simon Huot-Aubin.

Double but

Les frangins Huot-Aubin se sont retrouvés en Asie pour se redécouvrir mutuellement, mais aussi pour se rapprocher du paternel André.

« On a célébré diverses étapes de notre vie : en 2024, on a fêté les 40 ans de Jonathan en escaladant le Kilimandjaro. Pour mes 40 ans, on a pris part au marathon de la muraille de Chine. Pour les 30 ans d’Antoine, en 2027, quel sera le prochain défi à réaliser ? On va lui laisser le soin de choisir la prochaine aventure », a plaidé Simon.

Antoine Huot-Aubin aura été le premier Canadien à franchir la ligne d’arrivée, avec un temps de 5 heures et de 32 minutes. Les frères Simon et Jonathan ont rallié le fil d’arrivée ensemble un peu plus tard.

« On a observé des paysages majestueux »

– Simon Huot-Aubin

« Notre père André a aussi participé au défi, en s’inscrivant à la course « fun run » de 8,5 km sur la même grande muraille. Tout s’est bien déroulé pour lui : il a même eu le temps de s’arrêter prendre des photos et d’admirer la vue incroyable. Il a complété les bouts difficiles en marchant et a aussi dépassé ses limites, en sortant de sa zone de confort », a-t-il poursuivi.

L’activité de ressourcement familial a nécessité de la préparation et des ajustements.

« On a vécu une expérience entre frères et père complètement incroyable, pendant une semaine en Chine à se préparer pour la course, et puis une autre à Zhangjiajie, dans les montagnes, à traverser le plus long pont de verre au monde et à admirer des paysages incroyables. Le marathon n’a pas été de la petite bière à réaliser, par bouts. Mais ce défi de famille nous a permis de nous découvrir à l’extérieur du cadre du travail. Au lieu de goudron, d’équipement ou de gérance d’opérations de toitures, on s’est ressourcé pendant deux semaines en mangeant ensemble, en voyageant et en visitant divers temples. On est ressorti de la Chine avec des rapprochements intenses et beaucoup d’histoires à raconter. Juste passer 38 heures de vols d’avion ensemble nous a fait du bien. André n’était jamais parti plus de quatre jours loin de son épouse. On a observé des paysages majestueux, notamment au Zhangjiajie National Forest Park, où des séquences du film Avatar ont été tournées. Il s’y trouve des paysages de fous à contempler », a imagé Simon Huot-Aubin.

Entraînement

En prévision de leur périple, les frères Huot-Aubin avaient prévu un entraînement collectif, qui a aussi impliqué des employés de leur entreprise de toiture.

« On a inscrit notre monde au marathon du P’tit Train du Nord. Nous avons compté sur une dizaine de participants, dont huit ont complété la distanceJe pense que combiner les deux aura été salutaire », a-t-il évalué.

On retrouve d’ailleurs au sein de l’équipe une famille soudée d’une soixantaine d’employés, qui oeuvrent chez Toitures Aubin, dont le territoire s’étend de Montréal au Lac Nominingue, du nord au sud, ainsi que de Repentigny à Oka, d’est en ouest.

« Pendant notre absence en Asie, on a pu à nouveau se fier à nos collègues et amis pour tenir le fort, entre autres avec l’aide de Michael David, le directeur des opérations. Même si on parlait d’un décalage horaire de 12 heures, nous avions besoin de nous coucher vers minuit, pour suivre le beat du Québec de près à distance. Michael a effectué tout un boulot », a-t-il constaté.

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