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Une activité qui gagne en popularité !

Par lpbw

RENCONTRE. Les corps de police de la région ont été les premiers au monde à exporter le concept Café avec un policier des États-Unis, il y a deux ans. Depuis ce temps, l’activité a connu du succès, si bien qu’une vingtaine de corps de police du Québec ont embarqué dans le projet.

«Nous avons réussi à créer un lien de confiance. Les gens viennent nous voir une première, une deuxième et puis une troisième fois. Ils commencent à être plus à l’aise, nous parlent de leur problématique. Nous tentons de les rassurer», raconte l’agent de la Sûreté du Québec José Caron, un des initiateurs du projet avec Pierre Morel du Service de police de Mirabel.

Chaque mois, deux policiers de la Sûreté du Québec vont rencontrer la population dans un restaurant de Prévost ou Sainte-Sophie. Ailleurs dans la région, les policiers s’assoient avec les citoyens autour d’un café dans les restaurants de Mirabel, Saint-Jérôme, Saint-Eustache, Deux-Montagnes et Blainville. À chaque fois, les agents de la paix doivent s’adapter aux municipalités afin de bien comprendre leur problématique.

«Il faut connaître la réalité de la municipalité où l’on est, le nombre de la population, sa mentalité. Par exemple, Prévost est une ville dortoir assez huppée où les gens sont beaucoup plus éduqués, tandis qu’il y a d’autres villages où il y a du monde moins en moyen qui a moins d’éducation. On ne fait pas de discrimination, on regarde seulement la réalité», explique l’agent Caron que nous avons rencontré au Tim Hortons de Prévost, le 17 juin.

En mode écoute

Les policiers ne cherchent pas à diriger les discussions. Ils veulent plutôt écouter les citoyens dans le but de créer un rapprochement avec la communauté, souligne M. Caron.

«Si la personne veut nous parler de hockey, c’est excellent, on va en parler. Mais, les discussions débouchent toujours sur le droit, la loi, les difficultés auxquelles ils font face dans leur quartier. De notre côté, nous prenons des notes sur leurs problématiques».

Des citoyens s’interrogent également sur le travail des policiers, d’autres sur la criminalité sur le territoire ou sur les différentes interventions des policiers relayées par les médias. «Lorsqu’ils nous parlent de certaines interventions, nous mettons en contexte la situation. Si nous croyons que le policier est en faute, nous leur disons qu’il y a une enquête et qu’il y a un code de déontologie qui doit être respecté».

À la sauce québécoise

En exportant le concept des États-Unis, les policiers de la région ont dû l’adapter à la réalité québécoise. «Aux États-Unis, c’est la population qui va venir voir la police tandis qu’ici, c’est nous qui devons approcher la clientèle. Il y a une culture différente. Les gens ne viendraient pas nous voir automatiquement puisqu’il y a toujours une espèce de barrière. Nous essayons de la faire tomber», soutient José Caron.

Ce concept a vu le jour en 2011 dans la ville de Hawthorne en Californie. Deux ans plus tard, l’activité s’est propagée à travers 175 villes américaines dans 36 états. Au Québec, 26 corps de police sur 30 devraient offrir cette activité l’an prochain, estime M. Caron.

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