|

Un geste qui aura des conséquences

Par lpbw

Un étudiant du Cégep de Saint-Jérôme a contesté contre la présence militaire au Salon Laurentides en emploi, le 15 mars dernier.

«Veuillez noter que l’Association étudiante du Cégep de Saint-Jérôme a un mandat très explicite, pris en assemblée générale, contre la présence de kiosques militaires dans le cégep», a lancé l’étudiant avant de renverser la table du kiosque des Forces canadiennes. Notons que les membres de l’Association Générale Étudiante du Cégep de Saint-Jérôme (AGES) ont voté en 2008 une disposition voulant que l’association s’oppose à toute forme de publicité militaire dans l’établissement, incluant la présence de kiosques de recrutement de l’armée et du Collège militaire royal.

Selon la directrice des communications du Cégep de Saint-Jérôme, Guylaine Gagner, l’étudiant en question sera rencontré par la direction de l’établissement d’enseignement. «Nous déplorons ce geste qui est contraire à notre code de vie. Des actions ont été prises envers cet étudiant. Nous nous devons d’agir et il devra y avoir des conséquences», a-t-elle mentionné.

Le Salon Laurentides en emploi est une initiative d’Emploi Québec et ne ciblait pas les étudiants. Ceux-ci étant d’ailleurs en semaine de relâche. Le Cégep de Saint-Jérôme était partenaire de l’événement. «Ce salon ne s’adresse pas à la communauté étudiante. Il s’agit d’une activité mettant en relation les employeurs et les chercheurs d’emplois de la région. Il y avait 85 exposants, dont l’Armée canadienne», a expliqué Mme Gagner.

Réactions de l’AGES

Les membres de l’Association Générale Étudiante du Cégep de Saint-Jérôme n’ont pas cru bon de commenter cette situation dans les médias locaux, et ce, bien qu’ils aient déjà répondu aux questions des médias nationaux. Sur la page Facebook de l’AGES, les réactions sont partagées. Certains sont d’accord autant avec le message que le geste, alors que d’autres s’opposent à cette action jugée violente et associée à de la censure. Certains utilisateurs notent même que le gestionnaire de la page Facebook a supprimé quelques commentaires publiés. «Ainsi par la présente, nous endossons l’action portée envers le kiosque des Forces canadiennes», pouvait-on lire en commentaire de la vidéo publiée par les «exécutant-es de l’AGES» qui dénoncent par le fait même les commentaires haineux envers l’étudiant ayant renversé la table.

«Il y a une certaine ironie à s’indigner d’une table flippée, un geste qu’on qualifie de violent, alors que l’armée est une institution fondamentalement violente, axée autour de la doctrine du combat et de l’industrie de l’armement. En termes de science politique, on parle des Forces armées et des forces policières en tant que monopole de la violence légitime de l’État. Au moins, cette table ne laisse aucune famille dans le deuil», est-il ajouté dans le texte sur Facebook tout juste avant de rappeler le mandat adopté en 2008.

NOUVELLES SUGGÉRÉES

0 Comments

Submit a Comment

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

Ce site est protégé par reCAPTCHA et les politiques de confidentialité et conditions de service de Google s'appliquent.