(Photo : France Poirier)
Robert Fugères et Maxime Diraddo sont toujours heureux de se retrouver. Un lien spécial les unit.
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Un appel qui lui sauve la vie

Par France Poirier

Maxime Diraddo était loin de se douter de la tournure que prendrait un simple appel de routine à un client, le 21 janvier dernier.

Préposé au service à la clientèle chez Léveillé Ford à Saint-Jérôme, il faisait une relance téléphonique en contactant Robert Fugères pour l’entretien de son véhicule électrique. « Je lui expliquais le déroulement du rendez-vous et les vérifications qui seraient faites sur sa voiture. M. Fugères ne semblait pas comprendre ce que je lui expliquais. Comme je ne le connaissais pas, c’est la première fois que je lui parlais, je tentais de lui expliquer à nouveau. Je lui disais qu’il s’agissait d’une simple vérification des freins, pas une grosse affaire », nous raconte, Maxime Diraddo, encore avec une certaine émotion. « Là, c’est le côté humain qui intervient plutôt que le côté affaires. Je lui demande : comment ça va? Il me répond que ça ne va pas très bien. Je lui demande s’il est seul, il me répond que oui, son épouse est sortie quelques heures. Il ne veut pas que j’appelle le 9-1-1. »

Maxime continue de jaser avec lui. Même s’il n’a pas fait de cours de secourisme, il se rappelle que dans le cas d’un AVC, il faut agir rapidement. « Je trouvais son discours incohérent, alors j’ai voulu savoir s’il était capable de lever ses bras dans les airs, comme on voit dans les annonces. Il m’a répondu qu’il pensait être capable. J’insistais pour appeler de l’aide et il ne voulait pas déranger. Finalement, ma consoeur de travail et mon directeur, témoins de la situation, pensent eux aussi qu’on doit envoyer les secours. Comme on avait les coordonnés de M. Fugères, mon directeur a décidé d’appeler le 9-1-1. Je continuais de parler avec lui en lui demandant s’il était capable de faire différentes choses et lui ai dit que les secours étaient en direction. Quelques minutes plus tard, les policiers sont arrivés. Il avait échappé le téléphone, mais lui n’était pas tombé. J’ai finalement raccroché après que les policiers l’aient pris en charge. »

Des retrouvailles émouvantes

Quelques jours plus tard, il a voulu prendre des nouvelles de M. Fugères et a appris que celui-ci allait mieux et s’en était sorti avec peu de séquelles. Il avait effectivement fait un AVC. « Quand j’ai commencé à parler au téléphone avec Maxime ce jour-là, j’ai réalisé que je déparlais », raconte M. Fugères. « J’étais capable de me déplacer, je suis même allé ouvrir la porte aux premiers répondants. Maxime m’a sauvé la vie. Sans son intervention, je ne crois pas que je serais encore ici. J’aurais certainement plus de séquelles. Pour l’instant, je parle plus lentement, parfois je bégaye, mais ça devrait se replacer. Je suis en vie et je le dois à Maxime. » Toute sa famille est très reconnaissante envers Maxime. Certains membres de la famille se sont même rendus au garage pour remettre un cadeau à l’employé pour le remercier.

Retraité de la Rolland, Robert Fugères profite de sa retraite. « J’ai repris rapidement mes activités. J’ai recommencé à jouer aux quilles et je me sens bien. Je ne remercierai jamais assez Maxime », souligne M. Fugères.

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