| Par lpbw

Un ancien maire s'insurge contre la vente de deux terrains

SAINT-HIPPOLYTE. Un ancien maire de Saint-Hippolyte s’insurge contre la vente de deux terrains situés dans une zone industrielle de sa municipalité, près de l’entreprise Les Sables LG.

Gilles Rousseau estime que ces terrains de 200 000 pieds carrés chacun du chemin de la Chapelle étaient « en quelque sorte une protection naturelle» et servaient de refuge à certains animaux. De plus, le candidat défait aux dernières élections municipales rapporte que l’ancien conseil municipal avait prévu construire une zone récréotouristique dédiée aux activités équestres, à la motoneige et aux véhicules tout-terrain.

« Comment peut-on se dire protecteur de l’environnement et vendre pour quelques dollars des terrains boisés (…) sous prétexte qu’ils ne rapportent rien et pour permettre la coupe de bois», s’interroge M.Rousseau.

Lors de l’assemblée régulière du 7 avril dernier, le conseil municipal a autorisé la vente des terrains au coût de 38 000 $ chacun aux entrepreneurs Marc-André Cardin et Denis Baribeau.

« Ce sont des terrains sablonneux qui ne servent absolument à rien, répond le maire de Saint-Hippolyte Bruno Laroche. Ça fait longtemps qu’ils sont offerts, mais la plupart des entreprises veulent avoir pignon sur rue».

« Mis devant le fait accompli»

Même s’il dit n’avoir rien contre les acheteurs, Gilles Rousseau reproche au conseil municipal le processus menant à la vente de ces terrains.

« Je déplore que ces terrains n’aient pas été offerts ouvertement à tous les citoyens. Nous avons été mis devant le fait accompli lors de cette assemblée. Il ne faut pas oublier que ces terrains pourraient être offerts en revente éventuelle par les nouveaux propriétaires à d’autres fins», affirme-t-il.

« On ne partira pas en disant qu’on a des terres à vendre, réplique le maire Laroche, ce n’est pas notre vision du développement économique. Lorsque les citoyens viennent nous rencontrer, on leur offre des opportunités et on croit que c’en était une bonne».

Celui-ci note que son parti n’est pas pour un développement accéléré de sa municipalité, mais ajoute que «ça se développe très bien à Saint-Hippolyte, malgré tout, parce que l’offre de service a augmenté. Les gens veulent s’installer ici pour la qualité de vie».

Site d’enfouissement

Au début des années 90, la Municipalité de Saint-Hippolyte a acheté une terre au coût de 1.2 million $ afin d’en faire un site d’enfouissement, raconte le maire Laroche. À cause de la pression populaire de l’époque, la ville et son maire feu Georges Loulou ont reculé et il n’y a jamais eu de site d’enfouissement. Toutefois, des citoyens ont été expropriés.

La vente des deux terrains représente environ le tiers de la terre qui a été acheté par la Ville.

« Ça nous a coûté de l’argent et aujourd’hui on essaie tout simplement de récupérer nos billes», termine Bruno Laroche.

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