«Après près de 30 ans d’expérience en agression sexuelle

| Par lpbw

Un 3e plan d'action dans les cartons?

ENJEU SOCIAL. Le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel Laurentides (CALACS) salue favorablement la tenue du premier forum sur les agressions sexuelles qui s’est déroulé le 16 juin dernier, à Montréal. On déplore toutefois le manque de reconnaissance de l’expertise du regroupement.

Le Regroupement des CALACS a été invité au forum comme simple observateur, sans possibilité de prise de parole. «Après près de 30 ans d’expérience en agression sexuelle, nous sommes outrées par le peu de reconnaissance envers le travail des intervenantes qui sont présentes au jour le jour auprès des femmes et adolescentes ayant vécu une agression ainsi que leurs proches», a déclaré Karen St.James, intervenante au CALACS.

Elle questionne: «Quand verrons-nous enfin une réelle prise en compte des ressources communautaires pour s’attaquer à cette problématique?»

Des résultats forts attendus

Bien qu’il s’agissait d’un moment fort attendu, la suite du forum l’est encore plus aux yeux du CALACS-LAURENTIDES, qui espère qu’à l’issue de l’événement, un 3e plan d’action en matière d’agression sexuelle verra le jour.

«Nous souhaitons vivement que tous les ministères participent à l’élaboration du 3e plan, plus particulièrement le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) qui, nous espérons, reprendra un leadership en ce qui concerne la prévention et les services offerts aux victimes», a expliqué Mme. St.James.

Des recommandations ont déjà été émises par le regroupement en vue de ce 3e plan d’action, par un mémoire déposé lors de la commission parlementaire de mars dernier. On y met notamment en lumière l’importance du respect des choix des victimes et l’amélioration du traitement judiciaire.

Pour conclure, l’intervenante rappelle que les CALACS sont les seules ressources communautaires spécialisées à offrir de l’aide directe aux femmes et adolescentes victimes d’agression à caractère sexuel. En plus de l’aide directe, ils font de l’accompagnement judiciaire, de la prévention dans les écoles et de la sensibilisation auprès de leur collectivité concernant la problématique des agressions.

NOUVELLES SUGGÉRÉES

0 Comments

Submit a Comment

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

Ce site est protégé par reCAPTCHA et les politiques de confidentialité et conditions de service de Google s'appliquent.