| Par France Poirier

Trop peu, trop tard pour le bal des finissants

Lorsque le gouvernement a annoncé que les écoles secondaires pourraient organiser des bals à partir du 8 juillet, les directions d’école ne voyaient pas comment elles pouvaient arriver à le faire.

Les écoles avaient reçu les informations relativement à l’organisation possible des bals de finissants. Elles avaient pleine latitude d’y donner suite ou non. « Je n’ai pas connaissance qu’une école a choisi de se lancer dans cette aventure. Comme partout ailleurs au Québec, nos équipes ont travaillé depuis plusieurs mois à organiser les activités pour nos finissants en tenant compte du contexte sanitaire. Comme partout ailleurs, changer les plans à quelques semaines d’avis n’était pas réaliste et réalisable », a souligné Nadyne Brochu, porte-parole du Centre de services solaire de la Rivière-du-Nord. Selon les échos qu’elle en a eu, toutes les écoles maintiennent leur plan initial et aucune n’organisait de bal selon les nouveaux paramètres autorisés par le gouvernement.

À titre d’exemple à Saint-Jérôme

Les finissants sont conviés à l’école selon un horaire, sur rendez-vous. Ils seront accueillis par des membres du personnel qui les dirigeront, à l’extérieur comme à l’intérieur, sur un parcours d’activités d’une durée d’une heure durant lequel ils s’arrêteront à diverses stations : musique, animation, danse, DJ, cocktail, remise de l’album des finissants…. Les groupes ne se croiseront pas et toutes les règles sanitaires en vigueur seront respectées, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’école.

« Je tiens à souligner l’extraordinaire créativité de nos équipes qui travaillent à l’organisation de ces activités depuis longtemps. Pour l’équipe de l’École polyvalente Saint-Jérôme, par exemple, le travail s’est amorcé au retour des Fêtes et il culminera par l’accueil de 370 élèves répartis en groupes d’environ 25 personnes, le 25 juin prochain », explique madame Brochu.

Ailleurs au Québec

« Dans un premier temps, les directions d’école avaient demandé des assouplissements afin d’organiser des événements, comme des remises de diplômes, et souhaitaient aussi la présence des parents, ce qui n’était pas permis au départ. On a obtenu ces deux assouplissements, mais pour ce qui est d’organiser des bals après le 8 juillet, ce n’était pas dans nos demandes », souligne le président de la Fédération québécoise des directions d’établissements d’enseignement, monsieur Nicolas Prévost.

« À cette date, le personnel n’est plus là, sauf les directions d’école, et souvent les jeunes ont commencé leur emploi d’été. C’est donc impossible d’encadrer de façon sécuritaire un événement comme un bal », ajoute monsieur Prévost.

Avec l’expérience de l’an dernier, les écoles avaient prévu des plans pour organiser des activités. « Ce sont des préparatifs de longue haleine. La préparation des albums, des diplômes demande du temps. Il y avait eu de vives réactions quand on nous avait annoncé qu’on ne pourrait organiser des activités en dehors des heures d’école avec les parents. On avait déjà commencé à les préparer en respectant les consignes », ajoute Nicolas Prévost.

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