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Retour sur les origines du Vendredi fou

Par Ève Ménard

Depuis quelques jours déjà, les annonceurs nous le rappellent : le « Vendredi fou » est à nos portes. Retour sur les origines de cet évènement et survol de ses répercussions, aujourd’hui.

Un concept américain

Le « Vendredi Fou », encore plus connu sous le nom du « Black Friday », est originaire des États-Unis. L’évènement a lieu le lendemain du quatrième jeudi du mois de novembre, soit l’Action de grâce aux États-Unis. Cette année, le « Black Friday » a lieu le 25 novembre. Cette journée est une occasion pour les Américains de prendre une journée de congé et de lancer la saison des achats de fin d’année.

Depuis les années 1970, les entreprises américaines adoptent cette expression pour désigner le début des achats de Noël. Ils en profitent pour lancer des périodes de soldes qui ciblent les consommateurs.

Derrière le terme « Black Friday »

Les origines du terme « Black Friday » suscitent quelques contradictions. Il est apparu pour la première fois dans un article en 1951. Il viendrait d’une expression utilisée par la police de Philadelphie décrivant l’état des routes et des trottoirs envahis par la foule qui se presse pour aller faire du magasinage. Reprise par un journaliste, l’expression s’est rapidement popularisée. Le terme se rapporte donc très souvent à une journée « noire du monde ».

Par ailleurs, les achats du lendemain de Thanksgiving, très lucratifs pour les magasins, permettent de sortir « du rouge » et donc d’écrire à l’encre noire, d’où l’expression, une fois de plus, du « vendredi noir ».

Au Québec?

Cette période de promotions annuelle s’est également installée au Canada et au Québec. Dans la province, on nomme cette journée le « Vendredi fou ». Certains l’appellent également le « Vendredi noir ».

Revendications : contre la surconsommation

Bien que le « Black Friday » ait fait son apparition dans les années 1950 aux États-Unis, il a atterri en France seulement dans les années 2010.

En 2019, le collectif Make Black Friday green again a été créée afin de s’opposer à la surconsommation et de défendre la cause environnementale. Aujourd’hui, ce collectif français rassemble plus de 1300 marques qui refusent de participer au « Vendredi fou » et encouragent une consommation plus saine pour lutter contre les changements climatiques.

Autre phénomène : le « Cyber lundi »

Le terme « Cyber Monday », une expression d’abord utilisée aux États-Unis, désigne aujourd’hui le lundi suivant le « Black Friday ». Il a été créé par les détaillants afin d’encourager les gens à faire leurs achats en ligne cette journée-là. C’est un moyen pour les petits sites internet de vente de détail de concurrencer avec les grandes chaînes.

En chiffres

En 2021 aux États-Unis, 155 millions de personnes ont magasiné à l’occasion du Black Friday, en ligne ou en magasin. L’adulte moyen a dépensé 430$ pendant cette journée.

En 2020, le « Cyber Monday » aurait atteint un nouveau record : entre 10,8 et 12,7 milliards de dollars auraient été dépensés aux États-Unis. Les consommateurs américains ont dépensé 6,3 millions de dollars par minute en achats en ligne.

 

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