(Photo : Luc Robert)
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Salle comble pour l’Association des riverains du lac Saint-François

Par Ève Ménard

Le 9 novembre dernier, près d’une cinquantaine de personnes ont participé à une réunion visant à redémarrer l’Association des riverains du lac Saint-François à Prévost.

Huit citoyens présents, dont un biologiste, ont manifesté de l’intérêt à faire partie d’un nouveau comité de direction. D’autres ont été rencontrés au cours des derniers jours. «Le mouvement grandit. Il y avait eu 11 personnes à une réunion antérieure. L’objectif est de redémarrer l’association pour améliorer la santé du lac. Évidemment, on ne pourra pas tout régler en un an. Il faut manger l’éléphant un morceau à la fois, avec des mesures efficaces et graduelles », a soulevé le conseiller M. Joey Leckman, une sommité en matière d’environnement. Il agissait à titre d’animateur et de modérateur pendant la soirée.

Un lac qui a « besoin d’amour » 

Une multitude d’idées ont été avancées pour contrer les plantes aquatiques envahissantes au cours de l’assemblée. «Il y a eu beaucoup de sensibilisation depuis nos débuts en 2001, comme la vérification des fosses septiques, le ramassage des algues, etc. Mais tout reposait sur les mêmes personnes et l’association a connu un essoufflement. Notre lac et ses rives ont à nouveau besoin d’amour», a lancé M. Steve Ouellette, un ancien président venu prendre la parole.

Parmi les solutions avancées, une étude sur la teneur en phosphore dans le plan d’eau prévostois est envisagée. «Le lac Saint-François est artificiel. Il a été créé en 1965. Il est présentement considéré à eutrophisation avancée. Ça me désole de le voir dépérir. Heureusement, il y a de l’intérêt parmi les résidents : voilà pourquoi je nous surnomme l’association de restauration du lac. C’est un beau lac, mais où l’eau est stagnante. L’association était dormante depuis 2016, mais sa charte existe déjà et je ferai suivre tous les documents officiels aux nouveaux dirigeants», a renchéri un autre ancien président, M. François Charron.

Possibilité de financement 

Pour Joey Leckman, une réunion tenue aux deux mois ainsi que des contacts réguliers de l’exécutif suffiraient à assurer un suivi avec l’association. «Il y a des belles choses qui se préparent au lac René. Il y a une initiative pour que des citoyens d’un comité veillent à sensibiliser cinq voisins riverains à l’amélioration du lac. On peut demander l’aide du CRE des Laurentides ou d’Abrinord pour vérifier le phosphore ou pour cartographier le lac. Plusieurs mesures peuvent améliorer le lac Saint-François. Il existe aussi des programmes pour aider à financer des opérations précises », a repris M. Leckman.

L’association pourrait être financée à partir d’un montant fixe, prélevé annuellement à même les taxes foncières des propriétaires du secteur, ont suggéré des citoyens sur place. «Je suis heureuse de constater que les propriétaires riverains et des rues attenantes sont solidaires à la santé de notre lac. Vos idées sont toujours les bienvenues. Les préoccupations circulent et c’est de bon augure», a constaté Mme Raphaëlle Chaumont, administratrice de la page Facebook créée pour la nouvelle vie de l’association.

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