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Quand la justice et la santé mentale font équipe

Par France Poirier

SAINT-JÉRÔME. On lançait dernièrement la première entente de partenariat au Québec dans le cadre d’un programme d’accompagnement justice et santé mentale.

Cette première entente du genre au Québec permet d’adapter les services offerts aux individus ayant commis une infraction criminelle et qui, au moment de l’acte, présentaient des indicateurs d’une problématique de santé mentale.

Par cette nouvelle approche, les intervenants du système de justice et du réseau de la santé et des services sociaux souhaitent à la fois concilier les impératifs, assurer la sécurité de la population et soutenir les personnes présentant des problèmes de santé mentale. Pour ce faire, les personnes justiciables reçoivent une proposition de soins adaptés à leur situation dans le cadre d’un plan d’action élaboré par l’ensemble des partenaires.

Grâce à ce plan, il y a une prise en charge globale de la personne tant par la couronne, la défense et le système de santé. L’objectif du programme est de permettre à la personne de résoudre la problématique de santé mentale qui l’a amenée à commettre un délit, d’éviter qu’une telle situation se reproduise et ainsi protéger la société d’un éventuel délit.

«Le programme d’accompagnement justice et santé mentale que nous vous présentons aujourd’hui constitue une première à l’échelle nationale. Le CISSS des Laurentides est fier d’être associé à cette belle expérience de concertation qui rejoint directement sa mission, soit d’assurer le mieux-être de la population par l’accès rapide à des services de qualité appropriés à ses besoins», a souligné le président-directeur général adjoint du CISSS des Laurentides, Daniel Corbeil.

Pour l’occasion, des représentants de la Chambre criminelle et pénale de la Cour du Québec à Saint-Jérôme, des services correctionnels des Laurentides, de l’Aide juridique et du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides, s’étaient réunis. «Depuis un an que le projet est en marche, il a fait des petits puisque Trois-Rivières a débuté il y a un mois et Joliette et Montréal devraient emboîter le pas bientôt», a souligné la juge Danielle Côté.

Les 5 critères d’admissibilité au programme:

Infraction criminelle commise dans le district judiciaire de Terrebonne;

Type d’infraction et circonstances de l’infraction admissible à la référence au programme (ex: infractions contre les biens, bris de condition, troubler la paix, possession simple de stupéfiants);

L’accusé doit être volontaire;

L’accusé doit présenter au moment de l’infraction ou au cours du processus judiciaire des indicateurs d’une problématique en santé mentale;

Il doit exister un lien clinique entre la problématique de santé mentale et la commission de l’infraction.

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