Me Pierre Poupart.
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Procès Turcotte:l'autopsie du couple Gaston-Turcotte

Par lpbw

Plaidoiries. Alors que Me Pierre Poupart entamait sa quatrième journée de plaidoiries, il a dit au jury, «on n’a pas fini», laissant entendre qu’il en avait encore pour longtemps.

«On va cheminer vers des événements qui dérangent tout le monde, on va redescendre aux enfers, mais ça m’apparait la seule manière de ne pas sauter des étapes précieuses quant à la complexité des événements qui se sont produits», a souligné l’avocat de la défense en s’adressant aux membres du jury.

Me Poupart a amorcé la journée en faisant l’autopsie de la séparation du couple en relatant les différents événements qui ont pu agir comme agents stresseurs sur l’accusé, comme les nombreuses chicanes, la découverte que sa femme le trompait et la garde partagée des enfants.

«Il est important de refaire le parcours de la vie de l’accusé qui mènent à certaines découvertes. C’est aussi important qu’une boîte noire dans un avion», a souligné Me Poupart.

Tout au long de cette 4e journée de plaidoiries, il relate les moments difficiles qu’a vécus le couple et qui ont mené Guy Turcotte à développer un trouble d’adaptation avec humeur dépressive et anxieuse. L’avocat explique que toutes les personnes ne réagissent pas de la même manière. «Des stresseurs, jour après jour, finissent par atteindre profondément le cerveau des personnes, une égratignure, une plaie béante psychique», a verbalisé Me Poupart.

Le jour des meurtres

Puis, celui-ci a fait la nomenclature de la journée du 20 février 2009, rappelant l’escalade des événements qui ont contribué à l’augmentation du stress de Guy Turcotte. Les serrures de la maison familiale changées, la rencontre fortuite avec l’amant de son ex-femme, la menace de mêler les avocats au divorce et finalement la lecture des courriels échangés par Isabelle Gaston et son nouvel amoureux Martin Huot a été qualifié «d’erreur épouvantable», par Me Poupart. L’avocat rappelle les sentiments que Turcotte a lui-même décrits face à tout ça lors de son interrogatoire. «Je me rappelle de la douleur que ça me faisait, j’étais à terre, plus capable d’endurer ça. Le monde s’écroulait autour de moi. Je voulais mourir, mourir, mourir, ça allait vite dans ma tête», avait expliqué Guy Turcotte.

Puis, l’avocat revient sur les différents «flashs», les souvenirs parcellaires et sur le contre-interrogatoire de Me René Verret à l’endroit de Guy Turcotte. Alors qu’il lui demandait si celui-ci avait une mémoire sélective, Turcotte avait répondu «non, ben voyons donc». «Je vous souligne qu’il se rappelle les pires moments, les choses les plus terrifiantes, les plus graves. Il n’aurait pas choisi les souvenirs les plus incriminants s’il avait fait une mise en scène», a rappelé l’avocat de la défense.

Me Poupart doit continuer et terminer son plaidoyer mardi. Par la suite, ce sera à la Couronne de plaider.

 

 

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