Prévost : La caserne de pompiers sera maintenue et améliorée
Par Luc Robert
Avec des informations de Simon Cordeau
La caserne de Prévost demeurera en fonction dans la nouvelle Régie intermunicipale d’incendie, a assuré le maire Paul Germain. « Les casernes de Saint-Hippolyte, Prévost et Saint-Jérôme forment un triangle parfait sur le territoire. »
Lors de la séance du conseil municipal du lundi 12 mai, le maire a annoncé un investissement d’environ 100 000 $ dans la caserne. Le bâtiment rénové comportera une salle d’entraînement, un dortoir et une salle de ventilation pour les équipements de combat.
« Il y aura un service 24/7 et les pompiers seront toujours sur place. Le temps d’intervention sera divisé par quatre », s’est réjoui le maire. « C’est un service qu’on n’aurait pas été capables de se payer seul. » Mais des économies d’échelle, et une entente avec Saint-Jérôme qui « aplanira les coûts sur 5 ans », rendent cela possible, a indiqué M. Germain.
Les pompiers de Prévost obtiendront aussi une sécurité d’emploi, a-t-il souligné. « On a négocié pour que la nouvelle régie accorde une place à nos pompiers. Certains qui sont à temps partiel devront suivre une formation, et on va les aider là-dedans », a réitéré M. Germain.
Satisfaction
Aux dires du conseiller syndical (SCFP-FTQ, secteur municipal) Maxime Valade, les membres sapeurs aiment ce qui se dessine à Prévost, même s’il a déjà été question par le passé de possibles rénovations nécessaires et nettement plus onéreuses.
« Pour le moment, la régie a besoin de Prévost au niveau territorial et c’est là où nous sommes positionnés. La mise à niveau de la caserne prévostoise demeure un point positif à court terme. Nous ne sommes pas des architectes et on ne sait pas comment ça va finir à moyen ou long terme. Mais c’est vrai que 100 000 $, ça peut vite être dépensé dans des travaux de modernisation. Est-ce seulement une rénovation en attendant quelque chose de plus gros ? Il est trop tôt pour spéculer. Mais comme plusieurs intervenants, on entend d’autres possibilités [comme l’arrivée hypothétique de Sainte-Anne-des-Lacs et de Saint-Sauveur dans la régie), mais nous ne commentons pas du bla-bla. Ça dépendra aussi du schéma de couverture de risques », a-t-il avancé.
Avoir signé une convention collective, en mars dernier, et assurer le maintien des emplois demeure un acquis. « Une convention signée et une garantie d’emploi aideront à la situation future des membres en vue de l’implantation de la régie. Même chose pour des investissements dans la caserne : c’est positif. Sinon, ils auraient déjà commencé à fonctionner autrement. On travaille avec ce que l’on a devant nous et on donne la chance au coureur, en gardant les yeux ouverts. On verra vers quoi cela débouchera », a-t-il terminé.