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Plus de pouvoir décisionnel pour les écoles

SOCIÉTÉ. Les écoles primaires de la région pourraient bientôt disposer de ressources accrues pour leurs élèves des deux premières années si le projet de loi 105, déposé par le ministre Proulx le 9 juin dernier, est adopté par les parlementaires de l’Assemblée nationale, l’automne prochain.

L’actuel président de l’Association des directions d’établissements des Laurentides, Nicolas Prévost, s’en réjouit. La décentralisation proposée par le projet de loi 105 est un grand pas dans la bonne direction et les écoles de la région seront les premières à en bénéficier, selon lui.

«Pour la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord (CSRDN), ce serait un très gros gain, car le besoin de décentralisation monétaire est un très gros besoin», indique ce dernier.

En 2014, le taux de décrochage chez les jeunes de la MRC Rivière-du-Nord était supérieur à celui du reste du Québec, soit à 28,5 % comparativement à une moyenne de 20 % dans le reste du Québec. La CSRDN souhaite atteindre un taux de diplomation d’au moins 71 % d’ici 2020, puisqu’il est nettement en deçà de ce chiffre depuis des années.

Directement aux écoles

Une soixantaine de participants se sont exprimés à la commission parlementaire tenue le printemps dernier alors que le projet de loi 86 était à l’ordre du jour. Parmi les modifications suggérées à la Loi sur l’instruction publique spécifiquement, il est donc question d’attribuer les enveloppes budgétaires ministérielles directement aux directions d’écoles. Celles-ci pourraient ainsi développer leurs services et ressources en vertu de leurs besoins spécifiques, lesquels diffèrent souvent d’un établissement à l’autre. L’argent serait toutefois réservé aux enfants de la première et de la deuxième année.

En d’autres mots, les écoles pourraient ainsi répondre plus adéquatement aux besoins de leur clientèle, ce qui est à l’avantage d’une région comme celle des Laurentides, où le taux de diplomation n’était pas parmi les plus élevés au Québec.

Espoir pour les jeunes

Nicolas Prévost, qui assure aussi la direction de l’école Jean XXIII, de Mont-Laurier, se montre confiant des mesures proposées par le projet de loi 105. «C’est une très bonne nouvelle», dit M. Prévost.

En ciblant cette clientèle écolière spécifique, le président de l’ADEQ est rempli d’espoir pour l’avenir des jeunes. «Plus on agit tôt, plus les mesures d’intervention seront intensives, plus la réussite sera grande. Ca vient reconnaître l’expertise des directions d’écoles», indique-t-il.

Il faut se rappeler que l’avenir de la gouvernance des commissions scolaires était en jeu, le gouvernement envisageant même d’apporter de sérieuses modifications à la composition du conseil des commissaires. Sans toucher à la structure actuelle, le ministre de l’Éducation souhaite accroître son pouvoir d’intervention dans le fonctionnement d’une commission scolaire.

L’idée de créer un comité local dans chacune des commissions scolaires afin de superviser la répartition des ressources a aussi été retenue.

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