(Photo : Archives)
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Plus de demandes pour l’aide alimentaire

Par Marie-Catherine Goudreau

 La rentrée scolaire marque un moment difficile pour certaines familles de la région. Avec l’inflation et les dépenses qui augmentent, plusieurs se tournent vers les banques alimentaires. Cependant, celles-ci peinent à soutenir la demande. 

Des organismes comme le Club des petits déjeuners ne peuvent plus commencer de nouveaux programmes d’aide alimentaire cette année, en raison de l’inflation, notamment. Dans les Laurentides, 41 écoles ont accès actuellement au programme du Club des petits déjeuners qui touche plus de 3 900 élèves dans la région.  

Une liste d’attente qui augmente

« Aucun nouveau programme ne sera mis en place pour cette année scolaire. Avec l’inflation et le contexte économique actuel, notre organisme a de la misère à rejoindre les deux bouts », souligne Myriam Brisebois, cheffe, partenariats et collectes de fonds pour le Club des petits déjeuners. 

Plus d’une centaine d’écoles au Québec sont sur la liste d’attente pour avoir accès au programme. Celle-ci « ne cesse jamais de grandir », explique Mme Brisebois. Leur objectif pour cette année est donc de maintenir les programmes actuellement actifs. 

Pour qu’une école ait accès à leur programme, celle-ci doit répondre à plusieurs critères de base. Par exemple, on regarde l’indice de défavorisation, si l’école est en mesure d’offrir un déjeuner universel et accessible à tous, si l’équipe-école peut assurer une pérennité, etc. 

Ensuite, plusieurs facteurs affectent le temps que les écoles restent sur la liste d’attente. « Il y a des considérations financières et géographiques à prendre en compte, la disponibilité des ressources humaines. C’est vraiment évalué de manière individuelle pour chaque école », rapporte Mme Brisebois. 

Pour compléter l’offre

Le Garde-Manger des Pays-d’en-Haut à Sainte-Adèle offre aussi un service de lunchs pour les enfants dans les écoles de la MRC, deux fois par semaine. 

« Il a fallu augmenter notre budget pour ce programme. On ne prend pas la nourriture de la banque alimentaire, car on s’assure de faire de beaux lunchs nutritifs avec des aliments frais », souligne Maryse Leblanc, directrice générale du Garde-Manger des Pays-d’en-Haut. 

L’organisme Moissons Laurentides reçoit des demandes de certaines écoles et fournit une offre complémentaire à celle du Club des petits déjeuners. « Souvent, ce seront des écoles qui ne sont pas éligibles au programme des petits déjeuners [qui font appel à nos services] », explique Annie Bélanger, directrice générale de l’organisme. 

Une augmentation des demandes en septembre

Depuis la pandémie, la demande pour la banque alimentaire du Garde-Manger des Pays-d’en-Haut grandit chaque mois. L’organisme s’attend toutefois à une augmentation des demandes au mois de septembre. C’est souvent après les nombreuses dépenses de la rentrée, et le prix du loyer
qui a augmenté, que les gens se rendent compte que leur budget ne fonctionne plus, explique Maryse Leblanc. 

« Historiquement, le retour en classe et le mois de janvier sont toujours des moments où il y a plus de besoins », ajoute Mme Bélanger de Moisson Laurentides. « Cette année déjà, de façon proactive, on a reçu des bons d’achat pour les épiceries. Les organismes vont donc recevoir ces bons pour pouvoir compléter les besoins pour leur clientèle. On est en train justement de procéder à l’achat d’aliments frais pour l’automne », souligne-t-elle. 

Le Garde-Manger à la recherche d’un local 

Par ailleurs, le Garde-Manger est toujours à la recherche d’un nouveau local, comme l’actuel ne convient plus pour répondre à la demande. « On a réaménagé l’espace et changé certaines choses dans les services pour enlever de la pression », souligne la directrice. 

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