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Paul Germain s'en prend à la réglementation sur l'affichage

Par lpbw

COMMERCES. À une semaine de l’assemblée générale annuelle du Réseau des gens d’affaires de Prévost (RGAP), le chef du Renouveau prévostois, Paul Germain, demande à la Ville d’assouplir sa réglementation sur l’affichage.

«La presque totalité des commerçants que nous avons rencontrés se plaignent des règles actuelles», affirme M. Germain. Selon lui, les critiques portent principalement sur la taille et le choix de couleur des affiches, l’assujettissement des permis d’affichage au programme d’intégration architecturale, les «décisions arbitraires» du comité consultatif d’urbanisme ainsi que sur les délais pour obtenir un permis.

Le notaire explique que la réglementation actuelle fait en sorte que la plupart des édifices commerciaux peuvent avoir qu’une affiche de 5, 7 ou 10 mètres carrés, selon la superficie du commerce. «Ces limitations deviennent dramatiques lorsque le bâtiment comporte deux, trois ou quatre places d’affaires sans avoir une grande superficie, car dans ce cas-là, tous les commerces de l’édifice doivent s’afficher dans le même cinq mètres carrés», observe le chef du parti politique.

Selon lui, la réglementation actuelle conviendrait pour le boulevard avec de nombreux arrêts, où la vitesse serait d’environ 40 km/h. À Prévost, la réalité est toute autre, car les usagers de la 117 roulent à des vitesses entre 60 et 100 km/h selon les secteurs».

«La majorité des commerçants sont satisfaits»

De son côté, le maire de Prévost, Germain Richer, affirme pourtant que les commerçants ne lui ont jamais adressé ces critiques. «À aucun moment, le président du RGAP ou des membres n’ont informé le maire et son conseil des allégations de M. Germain», a répondu M. Richer par courriel.

«Au contraire des dires de M. Germain, nous travaillons avec rigueur. Tout ce qu’on fait est bien et pour le meilleur intérêt des commerces. La majorité des commerçants sont satisfaits de nos orientations et un certain nombre aimerait avoir plus de latitude», ajoute-t-il. Le maire rapporte que lors de rencontres informelles, les commerçants ont affirmé qu’ils étaient fiers du positionnement identitaire de la Ville.

«M. Germain démontre une méconnaissance réglementaire dans le cadre du processus urbanistique et son approche est partisane à une semaine de l’assemblée générale annuelle du RGAP. Des consultations sur la revitalisation du boulevard Curé-Labelle se tiendront cette année. Certaines préoccupations, dont l’harmonisation de l’affichage, seront discutées», affirme-t-il.

Des affiches «sandwichs»

Pour l’instant, les marchands sont forcés d’installer des affiches «sandwichs» le long de la route, alors que d’autres font imprimer des affiches publicitaires sur leur voiture qu’ils stationnent en bordure du boulevard, rapporte Paul Germain. «Certains marchands disent qu’ils vont déménager leur commerce sous peu, principalement à cause de l’impossibilité de pouvoir commercialiser leurs affaires convenablement. D’autres ont déjà quitté Prévost à cause du carcan légal dans lequel la Ville les place», termine le chef du Renouveau prévostois.

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