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Parce que l'hépatite C, ça se guérit!

Par lpbw

SAINT-JÉRÔME. La région des Laurentides affiche le 2e plus haut taux d’incidence d’hépatite C du Québec en plus d’être au 2e rang en terme de nouveaux cas après le territoire de Montréal. Et c’est pourquoi la Première Journée québécoise de sensibilisation à l’hépatite C du 29 avril a été si importante pour le Centre Sida Amitié (CSA).

Cette journée- là, le CSA s’était engagé à mettre l’emphase sur la sensibilisation, notamment en distribuant des affichettes qui invitaient les gens à se faire dépister, par exemple à leur clinique de dépistage gratuite.

Pour éradiquer la maladie

À la clinique, on nous explique que l’hépatite C est une inflammation et une infection du foie causée par le VHC qui se transmet par contact sanguin avec du sang contaminé, par exemple par le partage de n’importe quel matériel contaminé, y compris les accessoires utilisés pour injecter, snifer ou fumer de la drogue et le matériel employé pour le perçage, le tatouage, les soins des ongles, le rasage, l’acupuncture, les transfusions sanguines, certaines activités sexuelles, les piqûres accidentelles, ou même chez les sportifs par l’injection des drogues d’entraînement.

Comme les symptômes peuvent prendre jusqu’à 30 ans avant de se manifester, plus du quart des personnes infectées ignorent qu’elles sont porteuses du virus et peuvent le transmettre sans même le savoir. «Il y a beaucoup de gens qui ont peut-être l’hépatite C et qui ne le savent pas et d’autres qui ne savent pas que l’hépatite C, ça se guérit. Il est important de sensibiliser les gens au fait que le dépistage peut leur permettre de guérir», nous dit Hugo Bissonnet, directeur général du CSA.

Éric Latour, qui s’occupe des soins infirmiers, la gestion et le suivi des dossiers médicaux, spécifie que le traitement se fait par comprimés (sur 8, 12, ou 16 semaines selon les cas). «Ici, on fait des suivis toutes les semaines et on accompagne les gens tout au long de leurs traitements. La personne peut continuer ses activités quotidiennes. On a des taux de guérison de 99 % avec des traitements plus courts et avec effets indésirables bien moindres que par le passé.»

Pénélope Héroux

Installée à Saint-Jérôme depuis 2005, Pénélope Héroux, propriétaire de la clinique Pénélope art corporel , se dit particulièrement préoccupée par les risques de contamination. «Les professionnels sont à risque aussi, les tatoueurs par exemple.» C’est pourquoi elle a misé pour un environnement aseptisé et impeccable, en respectant des règles d’hygiène strictes. «Il n’y a aucune réglementation qui régit l’art corporel au Québec, nous dit Pénélope. Tout le processus relève des autorités provinciales de santé publique. Il tient juste à nous que le Québec soit réglementé. C’est un projet que l’on travaille ensemble (avec le CSA). Les gens ne sont pas assez conscients de la contamination croisée d’autant que le virus est assez coriace. De la sensibilisation reste à faire.»

Officiellement promulguée par l’Assemblée nationale du Québec, le 29 avril était la toute première édition de la Journée québécoise de sensibilisation à l’hépatite C.

Quelques chiffres

Selon le portrait des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) au Québec (2013-2014), la région des Laurentides a le 2eplus haut taux d’incidence (31,7 pour 100 000 personnes) d’hépatite C du Québec en plus d’être au 2e rang en terme de nouveaux cas. C’est environ 150 nouveaux cas déclarés annuellement. Le Centre Sida Amitié, via sa clinique, en traite environ 60 par année. En 2013, il y a eu 1245 nouveaux cas au Québec.

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