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«Mon travail de député, c'est la suite logique des choses»

Par lpbw

POLITIQUE. Pour Simon Marcil, son nouvel emploi de député est en droite ligne avec le poste qu’il occupait depuis huit ans chez Hydro-Québec.

Élu dans la circonscription de Mirabel, devant la néo-démocrate Mylène Freeman, le bloquiste de 30 ans était responsable de l’information au syndicat des employés de métiers de la société d’État. «Je suis habitué de défendre les travailleurs de mon comité syndical et là j’aurai à défendre beaucoup plus de monde, notamment des citoyens qui ont plus de problèmes. Je vais travailler pour mes citoyens comme je le faisais pour les travailleurs. Mon travail de député, c’est la suite logique des choses», explique le nouvel élu.

En effet, puisqu’il était le président du comité exécutif du Bloc québécois de Mirabel et un membre de l’exécutif national du parti. «Donner des outils et des ressources aux gens qui en ont le plus de besoin dans le comté, voilà comment je vois mon travail de député», ajoute le résident de Mirabel.

Des dossiers importants

Durant les 78 jours de la campagne électorale, M. Marcil a eu l’occasion de rencontrer plusieurs citoyens et d’entendre leurs préoccupations. Selon lui, la construction du pipeline Énergie Est qui passera par Mirabel inquiète ses électeurs. «Le gouvernement fédéral veut faire une autoroute du pétrole qui ne sera pas consommée ici et qui s’en va directement pour l’exportation. Il n’y a aucune garantie. Les risques, ce sont les citoyens d’ici qui les prennent. Pour moi, c’est inconcevable», se désole le jeune élu qui a largement abordé ce dossier durant sa campagne.

De plus, son parti souhaite rendre la prestation universelle pour la garde d’enfants (PUGE) non imposable pour les familles québécoises. «Il donne un cadeau aux familles et six mois plus tard, il le récupère en impôt. Ce n’est pas vraiment une mesure qui est gagnante pour les familles qui en arrachent», indique celui qui note que plusieurs ménages sont concernés dans la circonscription.

Celui qui est impliqué depuis plusieurs années au Bloc québécois espère également que le fédéral maintiendra les subventions dans l’aéronautique, une industrie bien présente à Mirabel. «Dans ce secteur, la perte de contrat se traduit souvent en mises à pied. De plus, ce sont des emplois bien payés», note-t-il.

«On se doutait que ça allait être serré»

Lundi soir, M. Marcil a fait partie des dix candidats bloquistes élus au Québec. Dans son cas, 18 661 électeurs lui ont accordé leur confiance soit 788 voix de plus que la députée sortante Mylène Freeman. «On se doutait que ça allait être serré, mais ce n’est pas nécessairement une surprise. Nous sommes bien heureux», raconte le député.

Même si son parti espérait élire 12 députés, l’élu de Mirabel reste plutôt positif. «Dix députés, c’est cinq fois plus de députés que l’on avait. C’est une bonne performance. Ça met la table pour les élections provinciales en 2018».

Pour le moment, M. Marcil s’attardera à faire le transfert de dossier en bonne et due forme avec Mme Freeman.

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