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Mises à pied à la boulangerie Auger

Par lpbw

EMPLOIS. Le temps des fêtes risque d’être moins joyeux pour huit employés de la boulangerie Auger de Saint-Jérôme.

Vendredi dernier, l’entreprise a procédé à un remaniement des quarts de travail, ce qui a mené à la mise à pied de cinq employés et au congédiement de trois autres qui avaient moins de trois mois d’expérience à l’emploi de la boulangerie située dans le parc industriel. Les mises à pied se sont effectuées par ordre d’ancienneté.

«Si les choses reprennent, on va les rappeler», a affirmé le directeur général de la boulangerie Guillaume Talbot, en entrevue téléphonique avec TC Media, lundi.

Ces mises à pied sont survenues la journée même de la formation d’un syndicat. Selon M.Talbot, il n’y a pas de lien entre les deux événements.

« Le remaniement des horaires de travail n’est en aucun cas lié avec l’annonce de la formation d’un syndicat, a-t-il indiqué par voie de communiqué. L’opération était planifiée et prévue depuis un bon moment et ne vise qu’à consolider les activités de l’entreprise face aux défis actuels».

Le porte-parole de la boulangerie, André Michaud, a abondé dans ce sens. «C’est circonstancielles que les choses arrivent en même temps. Il n’y a pas de cause à effet», a-t-il dit en entrevue.

Des rumeurs de fermeture

Ces changements ont mené à des rumeurs de fermeture au sein de la population. L’entreprise, qui a reçu des appels de clients inquiets la semaine dernière, a dû publier un communiqué vendredi pour démentir ces rumeurs. « L’entreprise n’a aucunement l’intention de fermer ses portes et a confiance de conclure rapidement une entente de travail avec le syndicat», est-il écrit dans le communiqué.

Au téléphone, M.Talbot a ironisé sur la situation. « Je suis le propriétaire et si ça ferme, je ne suis pas au courant, ça va pas bien».

Il poursuit en disant que son entreprise n’est pas en train de préparer une fermeture. « Aux meilleures de mes connaissances, ça ne fermera pas en 2016, en 2017 ou en 2018».

Perte d’un contrat important

Cette année, la boulangerie Auger, une des dernières boulangeries commerciales de propriété québécoise, a subi des coups durs, notamment la perte d’un important contrat de promotion auprès de Wal-Mart le printemps dernier.

« Le contrat de Walmart n’a pas été totalement remplacé», constate M.Michaud qui note que le marché dans lequel évolue l’entreprise jérômienne est très dur.

La boulangerie fondée en 1949 a la ferme intention de retrouver ses ventes dans les prochains mois. Dans le communiqué, l’entreprise affirme non seulement vouloir reprendre sa vitesse de croisière, «mais étendre le réseau de distribution de ses produits et pouvoir ainsi augmenter de nouveau ses équipes de travail».

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