Marc Bourcier, maire de Saint-Jérôme.

| Par France Poirier

Marc Bourcier veut rallier toutes les parties

« Je suis personnellement allé à la rencontre des locataires. Il faut comprendre que ce n’est pas facile pour ces gens-là. Ce qui devait être une mesure temporaire de trois mois est devenu une mesure de six mois », souligne le maire Bourcier.

Le maire les a rencontrés et leur a demandé d’être patients d’ici à ce que le Book humanitaire parte. « Avec tous les partenaires, nous sommes à pied d’œuvre pour trouver une halte chaleur le plus vite possible. J’ai lancé l’invitation à tous les partenaires dans le dossier de l’itinérance pour qu’on discute ensemble des solutions. Il faut se parler pour trouver une solution à court, moyen et long terme », ajoute-t-il.

Le nouveau maire veut que les gens s’expriment sur la situation. Il va y avoir une personne par organisation lors de la rencontre. 

« Je souhaite tous les rencontrer en même temps. J’ai enseigné 35 ans à Notre-Dame, je suis conscientisé par la pauvreté. Je viens de ce milieu. On mesure la grandeur d’une ville comme Saint-Jérôme par la façon dont elle s’occupe des personnes vulnérables. C’est ça ma pensée. Quand on prend soin d’eux, on est fier de ça. »

M. Bourcier souligne que ce n’est pas le dossier d’une ville de s’occuper d’itinérance, mais que c’est plutôt un dossier de santé publique et d’affaires sociales. 

« Par ailleurs, on veut tous aider quelques personnes en situation d’itinérance. Plusieurs organisations communautaires aident à leur manière, mais il n’y a aucune coordination de ce que je comprends. Ça prend à mon avis un facilitateur. Je ne m’estime pas la solution, mais ça prend une coordination. On va trouver le meilleur moyen pour en arriver à une solution. »

Le travail des policiers

Le Service de police de la Ville de Saint-Jérôme nous explique que sa mission sera toujours d’être bienveillant auprès de tout citoyen, peu importe leur situation. « La pandémie a malheureusement accentué le phénomène de l’itinérance sur le territoire. Le service reconnait le droit à l’itinérance prévu à la Charte et croit qu’une société moderne se doit d’être inclusive. Le service souligne que la cohabitation est un processus qui demande de l’adaptation et favorise une approche non judiciaire auprès de cette clientèle dans le besoin », explique l’inspecteur Martin Pelland.

 

Afin de s’ajuster à la demande, le service a créé, l’été dernier, l’équipe Pacifique. Celle-ci a été présente pour améliorer le sentiment de sécurité, aider et référer la clientèle à différents organismes selon les besoins, et elle a rencontré régulièrement la population environnante et la clientèle. Les résultats ont été éloquents et au-delà des attentes. « Désormais, nous poursuivons cette approche à même nos équipes et en partenariat avec les services communautaires », a-t-il ajouté.

Le Service de police de la Ville de Saint-Jérôme est d’avis que cette réalité sociale relève des services sociaux et non du domaine de la sécurité publique. « Nous serons toujours présents pour soutenir le CISSS dans sa mission, mais nous souhaiterions travailler avec davantage d’intervenants sociaux sur le terrain pour le bien-être de toute la communauté », a fait savoir l’inspecteur Pelland.

« Depuis un an, nous n’avons que des éloges pour le corps policier à Saint-Jérôme. Ils ont créé l’escouade pacifique. Ils se promènent dans les rues, on les appelle et ils sont présents. On a développé une relation et des codes lorsqu’on les appelle. On n’en parle pas assez, mais la police de Saint-Jérôme devrait être mentionné pour leur excellent travail. Les arrestations avec des itinérants se font de manière extrêmement pacifique et ça fonctionne. On en est témoins », a expliqué Rachel Lapierre du Book humanitaire.

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