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Manifestation contre un registre québécois des armes à feu

Par lpbw

SAINT-JÉRÔME. Plus d’une centaine d’opposants à l’implantation d’un registre québécois des armes à feu ont bravé neige et pluie, samedi matin, lors d’une manifestation devant les bureaux de circonscription du député de Saint-Jérôme et chef de l’opposition officielle, Pierre Karl Péladeau.

Ils répondaient à l’appel de "Tous contre un registre québécois des armes à feu", un regroupement de citoyens visant à coordonner les actions de lutte contre le projet de loi 64 sur l’enregistrement des armes d’épaule au Québec. Un rassemblement se tenait également à Alma en début d’après-midi, un autre se tient dimanche à Thetford Mines.

Inefficace

Jessie Mc Nicoll, qui s’occupe des communications du groupe, nous explique qu’il y a des gens de partout qui se déplacent "parce qu’ils veulent se faire entendre. C’est souvent des gens des régions, beaucoup de chasseurs, et de plus en plus de gens qui n’ont pas d’armes à feu, qui n’en veulent pas, qui manifestent leur appui. " Selon elle, "un registre est inefficace et coûte très cher alors qu’il y a des besoins criants dans tous les domaines, entre autres en santé mentale, ou dans les écoles. Il faut mettre l’argent là où ça fait une différence!"

"Il y a des études très sérieuses qui ont été faites à partir des données de Statistique Canada en lien, entre autres, avec le resserrement des armes à feu, dont le registre des armes d’épaule, qui démontrent qu’il n’y a eu aucune corrélation, d’aucune sorte, entre les resserrements et les homicides ou les suicides par armes à feu", ajoute-t-elle.

"Nous autres, on veut que le chef de l’opposition (Pierre Karl Péladeau) fasse son rôle de chef de l’opposition et apporte nos arguments à l’Assemblée nationale". Selon elle, ce matin, M. Péladeau n’avait pas communiqué avec le regroupement.

"Ça va être un flop"

Pendant près de deux heures, les manifestants ont scandé leur désaccord envers l’implantation du registre. Le vice-président de «Tous contre un registre des armes à feu», Guy Morin, nous affirme de son côté: "On a déjà eu un registre canadien qui n’a servi à rien et qui a été un gouffre financier. Là, on veut refaire un autre registre qui va encore être un gouffre. Ils disent que les enregistrements vont être gratuits. Nous, on a peur qu’on enregistre gratuitement, au début, et que, dans deux trois ans, ils se mettent à nous charger des 20, des 30 ou des 50$ par arme à feu. "

Il nous parle aussi du fait qu’un registre "c’est bon seulement s’il est complet. L’ancien ne l’était pas. La majorité des propriétaires d’armes à feu à qui j’ai parlé n’a pas l’intention d’enregistrer et ceux qui vont le faire vont en enregistrer deux. Une arme pour la petite chasse et une pour la grosse chasse. On sait déjà d’avance que ça être un flop !»

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