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L’une des plus importantes poubelles en Amérique du Nord ?

Projet d’agrandissement du site d’enfouissement

La première partie des audiences publiques du BAPE en lien avec le projet d’agrandissement de la multinationale Waste Management pour enfouir 18 millions de tonnes supplémentaires (2022-2040) de déchets à son dépotoir de Sainte-Sophie débutera le 14 janvier à Saint-Jérôme. L’enjeu environnemental est de taille.

 

La MRC de La Rivière-du-Nord est-elle candidate à devenir l’une des plus importantes poubelles en Amérique du Nord ? C’est la question que se pose la Coalition Alerte à l’enfouissement Rivière-du-Nord. «C’est très probable, si Benoit Charette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec acceptait telle quelle la demande d’agrandissement de la multinationale Waste Management et si la MRC de La Rivière-du-Nord n’utilisait pas son droit de limiter ou d’interdire les déchets provenant de l’extérieur de son territoire (selon l’article 53.25 de la Loi sur
la qualité de l’environnement)
», affirme Normand L. Beaudet de la Coalition.

Selon la Coalition, ce dépotoir cumule des déchets de toute nature depuis 1964 et, avec cette demande actuelle du promoteur privé, cela en ferait l’un des plus importants du Canada et des États-Unis réunis.

«Outre la contamination par le lixiviat, outre la partie des 51,25 ha (équivalant à près de 100 terrains de football !) de l’agrandissement qui affecteraient milieux humides et boisés, il y a la préoccupation des tonnes de gaz à effet de serre (GES)
émis par les quelque 400 camions qui, chaque jour, vont et reviennent de ce lieu d’enfouissement. Ça va à l’encontre de l’urgence climatique!
» soutient Normand L. Beaudet.

La position de la coalition

D’autres questions se posent . « Il y a un consensus au Québec disant que l’enfouissement n’est pas la solution, le ministre de l’Environnement, les municipalités, visent le zéro déchet, mais les enfouisseurs continuent de faire des demandes et ils influencent le marché au niveau du coût de l’enfouissement. Le coût d’enfouissement est très bas pour les municipalités, dans une logique du
plus pas soumissionnaire, et ça vient à
l’encontre des politiques du gouvernement!»    

Un autre élément que veut soulever la Coalition concerne les mesures qui sont à prendre pour gérer ces millions de tonnes de déchets. « Ils ne vont pas disparaitre après 30 ans! il y a un déni autour de cette réalité-là qu’on veut faire ressortir. Il faut penser au comment on veut s’en débarrasser. Les anciennes parties du site contaminent l’eau. Des études indépendantes démontrent que les toiles géothermiques finissent toujours par percer. C’est une masse de déchets extrêmement toxique», dénonce M. Normand L. Beaudet.

La Coalition rappelle qu’une infime partie seulement des déchets enfouis annuellement dans ce mégasite provien-nent de la MRC de La Rivière-du-Nord.
De plus, c’est près de 20 % des déchets générés au Québec qui y sont acheminés, année après année, et ce depuis bientôt vingt ans.

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