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Les patrouilleurs inquiets pour leur parc linéaire

Par lpbw

FINANCEMENT. Les patrouilleurs bénévoles qui sillonnent le P’tit train du Nord sont très inquiets pour l’avenir de leur parc linéaire.

Même s’ils sont d’avis que la piste des Laurentides, reconnue internationalement, est actuellement de bonne qualité, Daniel Laporte, Jean-Pierre Aubé, Yves Deveault et Denise Thibault estiment que des travaux devront être effectués bientôt sur certains tronçons. «À moyen terme, des sections vont sûrement fermer puisqu’elles vont devenir impraticables si elles ne sont pas réparées», affirme M. Deveault qui nomme en exemple le tronçon entre Piedmont et Prévost.

Pour sa part, M. Aubé trouve déplorable la décision du gouvernement d’abolir le programme d’entretien du réseau cyclable de la Route verte. «Ce qui me fâche le plus, c’est qu’il y a tellement d’argent qui a été investi dans les circuits de la province et du jour au lendemain, on laisse ça à l’abandon. C’est du gaspillage», ajoute-t-il.

«Je ne sais pas si le gouvernement a calculé les taxes qu’il va perdre notamment grâce aux retombées économiques, mentionne la bénévole Denise Thibault. De plus, investir sur le parc linéaire, c’est investir dans la santé. C’est du monde de moins dans les hôpitaux».

«Je me demande s’il va falloir faire la grève pour réveiller le monde», lance M. Aubé sous le rire général.

Les quatre retraités sont d’accord pour dire que les commerçants sont les grands perdants de la décision du gouvernement. «Je m’attendais à ce qu’ils fassent plus de bruit que ça», note Daniel Laporte. «Je pense qu’ils ne sont pas vraiment au courant que ça va si mal et qu’il n’y aura plus de budget», renchérit M. Aubé.

Incertitude pour 2016

Avec la mise à pied prochaine du coordonnateur aux activités-patrouille, les 67 patrouilleurs du P’tit train du Nord baignent dans l’incertitude pour 2016. «Je ne sais pas si on va être de retour. Il faut qu’il y ait une relève ! S’il n’y a pas de coordonnateur, à qui va-t-on se rapporter ? Qui va-t-on contacter ?», se demande Jean-Pierre Aubé.

S’ils sont de retour, les patrouilleurs seront en mesure de voir l’impact réel des coupes du gouvernement. «L’humeur des utilisateurs se reflète sur la nôtre. Si les gens sont frustrés parce qu’ils ne peuvent pas se rendre aux endroits où ils veulent, on va être les premiers à le savoir», termine M. Laporte.

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