Les maires sont parvenus à une entente, concernant le conflit autour de la facture du train de banlieue. (Crédit photo: Archives)
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Les maires s’entendent sur la facture

Par Simon Cordeau

 Les cinq municipalités de la MRC de La Rivière-du-Nord ont trouvé un terrain d’entente, concernant la facture du train de banlieue. Elles ont donc résolu le conflit, selon lequel Saint-Jérôme aurait surfacturé ses quatre voisines.

« Après trois ans et demi de discussions, le dossier est réglé. Nous sommes arrivés à une entente avec Saint-Jérôme », s’est réjoui Paul Germain, maire de Prévost, en entrevue avec le Journal. M. Germain avait été très critique envers la précédente administration de Saint-Jérôme dans ce dossier, dénonçant son manque de transparence et ses menaces de poursuite.

Contacté par téléphone, le maire de Saint-Jérôme, Marc Bourcier, a convenu que sa Ville avait été cavalière dans le conflit. « C’était un irritant majeur, où Saint-Jérôme s’est mal conduite. […] Dès mon arrivée en poste [en novembre 2021], on a commencé à négocier ensemble une entente bonne pour le futur, et pour régler l’amertume du passé. »

M. Bourcier a aussi souligné le rôle de « rassembleur » du préfet de la MRC de La Rivière-du-Nord, Xavier-Antoine Lalande, dans les négociations du train de banlieue. « Il a compris immédiatement l’importance de collaborer. »

Contacté lundi avant d’aller sous presse, M. Lalande, aussi maire de Saint-Colomban, a refusé de commenter la nouvelle, préférant attendre l’émission d’un communiqué conjoint, prévu la semaine prochaine. 

Une entente satisfaisante

Les municipalités avaient entrepris un processus de médiation l’année dernière, le 12 mai 2021. Les municipalités de Prévost, Saint-Hippolyte, Sainte-Sophie et Saint-Colomban soutenaient alors avoir payé, ensemble, entre 800 000 $ et 900 000 $ par année en trop à la Ville de Saint-Jérôme, de 2017 à 2021.

Saint-Jérôme remboursera un montant d’environ 100 000 $ à Prévost. Et la quote-part de la Ville diminuera d’environ 30 000 $ par année pour le futur, nous a indiqué M. Germain. « C’est certain qu’on est satisfaits. Saint-Jérôme s’est ralliée au gros bon sens », a-t-il ajouté.

N’ayant pas sous la main le montant exact que Saint-Jérôme remboursera à ses voisines, M. Bourcier a insisté sur l’importance symbolique de cette nouvelle entente. « Au final, l’important est que tout le monde soit satisfait. […] On va aller de l’avant en s’unissant. »

Au moment de mettre sous presse, le conseil municipal de Saint-Jérôme devait adopter une résolution en ce sens lors de sa séance ordinaire mardi, 17 mai.

Une région unie

« Mon but, c’est de réparer tout ce qui est brisé. Dont notre relation avec les autres villes et nos partenaires de la MRC », a précisé M. Bourcier. En plus de l’entente pour le train de banlieue, le maire cite en exemple le conflit qui opposait Saint-Jérôme et Saint-Colomban. Le conflit concernait l’intersection du chemin Saint-Nicolas et de la rue Lamontagne et perdurait depuis 2018. En mars dernier, les maires des deux municipalités ont retiré les panneaux d’interdiction de virage à droite. Ces panneaux qui étaient au cœur de la mésentente.

M. Bourcier mentionne aussi l’appui massif de la région à Saint-Jérôme pour accueillir l’Espace bleu, le projet de création d’une zone d’innovation pour les technologies, les composantes et la production de véhicules électriques, ainsi que la mobilisation pour réclamer un rattrapage du sous-financement de la santé dans les Laurentides.

« Moi, je suis une personne de compromis, et j’ai fait le pari de réunir toutes les villes. […] Il faut collaborer. On est dans l’après-pandémie, il y a un renouveau qui s’installe. […] Saint-Jérôme, ce n’est pas le nombril, c’est le facilitateur des Laurentides », a ajouté M. Bourcier.

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