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Les Laurentides se réunissent pour les milieux naturels

Par Marie-Catherine Goudreau

Le 19 octobre dernier, de nombreux organismes et élus des Laurentides se sont réunis à Saint-Jérôme pour les milieux naturels au 8Rendez-vous Conservation Laurentides. 

L’évènement a commencé par un bilan des 10 ans d’Éco-corridors laurentiens qui organisait le rendez-vous. Marie-Lyne Després-Einspenner, directrice générale de l’organisme, s’est dite très satisfaite de cette rencontre. 

« Il y a eu de belles discussions et on voit qu’il y a une volonté qui vient des élus et des organismes. Ils voient aussi qu’ils ne sont pas seuls là-dedans. La rencontre permet de partager des idées et de collaborer pour trouver des solutions », a-t-elle souligné à la fin de l’évènement.  

La journée s’est poursuivie avec le bilan de la conservation dans la région, puis d’une activité de réseautage pour partager les bons coups. Des panels d’experts et des tables de discussion ont aussi eu lieu pour discuter de l’aménagement du territoire et de la conservation. 

Priorités politiques

Lors du panel d’élus en après-midi, Catherine Hamé Mulcair, mairesse de Sainte-Anne-des-Lacs, Dominique Forget, mairesse de Val-David, Scott Pearce, maire de Gore et préfet de la MRC d’Argenteuil ainsi que Frédéric Broué, maire de Sainte-Agathe-des-Monts, ont discuté autour des priori-tés pour les 10 prochaines années en politique. 

Pour M. Broué, une des priorités pour la conservation des milieux naturels est la collaboration entre les élus, les fonctionnaires, les associations et les bénévoles. « Par exemple, dans le cas du mont Kaaikop, qui est dans la ville voisine à Sainte-Lucie-des-Laurentides, on a passé une résolution à la Ville pour les appuyer dans leur démarche, même si ce n’est pas dans notre territoire. C’est important aussi d’aider nos voisins », a-t-il souligné lors du panel. 

La mairesse de Sainte-Anne-des-Lacs, Mme Hamé Mulcair, a pour sa part expliqué l’importance d’une bonne planification règlementaire. « Ça permet de sauver beaucoup de sous et d’atteindre des objectifs de conservation. En tant que petite municipalité, on n’a pas l’argent de Sainte-Agathe pour faire de grandes acquisitions ! Alors il faut s’y prendre autrement », a-t-elle mentionné. 

Par exemple, lors de la révision du plan d’urbanisme, la Municipalité va faire une caractérisation du territoire. Il est aussi possible de faire des ententes avec les promoteurs pour ce qui est des sentiers, en plus du 10 % pour les fonds de parc et de terrain de jeux, a affirmé la mairesse. 

Dominique Forget, mairesse de Val-David, a aussi parlé de la création du parc régional Val-David-Val-Morin, qui s’est fait par expropriation. Même si, à l’époque, le conseil a payé beaucoup plus cher le terrain que sa valeur réelle, la mairesse souligne que Val-David ne serait pas ce qu’on connait aujourd’hui sans son parc. 

Des solutions pour la conservation

Des « capsules témoignages » ont suivi le panel politique. Patrick Gravel de la Coopérative des Forêts et des gens a parlé de son initiative la Grande Marche pour la protection de la forêt. Puis, Mélanie Lauzon et Jasmine Boissé d’Abrinord ont présenté une étude sur la valeur économique associée aux services rendus par les milieux naturels. 

Enfin, la chercheuse Katrine Turgeon a animé une conférence qui abordait les solutions pour répondre aux enjeux socio-économiques de la conservation en terres privées. 

Bilan de la conservation volontaire dans les Laurentides 

La conservation volontaire, c’est « la prise en charge de la conservation du patrimoine naturel sur une terre privée par les gens qui en sont les propriétaires, qui y habitent ou qui en profitent ». 

La région des Laurentides compte 110 sites protégés par la conservation volontaire en terre privée. Ces sites représentent un total de 5 503 hectares à ce jour. Depuis 1983, la superficie protégée par année a augmenté de 38 %. 

Source : Réseau de milieux naturels protégés

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