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Les GMF pourraient être une menace à la qualité des services

Par lpbw

MANIFESTATION. L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) s’oppose au transfert vers les groupes de médecine de famille (GMF) de plus de 40 professionnels qui travaillent en CLSC dans les Laurentides.

«Ces derniers occupent une place indispensable dans les Laurentides. Ils fournissent de précieux services en matière de prévention, de santé publique, de santé mentale et de santé physique. Le plan du gouvernement, de déshabiller les CLSC pour habiller les GMF, est une menace sur la qualité des services à la population», a souligné Marie-Ève Meilleur, répondante politique pour la région.

À l’heure actuelle, une grande incertitude règne chez les membres des CLSC. Les professionnelles ne savent toujours pas comment les transferts seront effectués, ni ce qu’il adviendra de leurs patients. «Les médecins semblent être les seuls à détenir des informations précises. Gaétan Barrette a le devoir de répondre aux questions des professionnels», s’est indignée Mme Meilleur.

«Par cette manifestation, nous voulons dénoncer le projet du Dr Barrette. Les GMF sont des entreprises privées, gérées par et pour des médecins. Nous allons offrir moins de services dans les CLSC, dont la clientèle est vulnérable», a souligné Joanie Doucet, secrétaire-trésorière à l’APTS de Saint-Jérôme.

Facteurs de risque

Toutes les études confirment que la pauvreté, l’absence de réseau social ou familial nuisent à la santé et c’est précisément sur ces facteurs de risque que les professionnels en CLSC travaillent. En CLSC, il n’y a pas de frais accessoires et il n’est pas nécessaire de voir systématique un médecin afin de recevoir des services. Toutes les compétences sont mises à profit, que ce soit celles des médecins, des nutritionnistes, des travailleurs sociaux, des organisateurs communautaires, des psychologues, des hygiénistes dentaires ou des infirmières. «Tous les professionnels travaillent ensemble et cette interdisciplinarité est bénéfique aux patients, toutes les facettes de leur santé étant prises en compte», a affirmé Mme Meilleur.

Selon Mme Doucet, il est difficile de déterminer le nombre de patients qui seront affectés par ces mesures. «Il y a déjà des listes d’attentes de 3 à 6 mois dans certains services, donc on peut croire que si on déserte les équipes, les temps d’attente pourraient être plus importants», a-t-elle expliqué.

J’aime mon CLSC

Afin de mieux faire connaître la mission de ces établissements, l’APTS a lancé la campagne de visibilité J’aime mon CLSC. «Gaétan Barrette n’aime pas les CLSC. À de nombreuses reprises, il a critiqué durement ce modèle unique en son genre, parlant même d’échec. À l’APTS, nous croyons le contraire, qu’ils remplissent une mission essentielle et nous entendons le démontrer concrètement», a conclu Marie-Ève Meilleur.

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