| Par lpbw

Les enseignants dans la rue pour sensibiliser la population

MANIFESTATION. Les enseignants ont manifesté une dernière fois avant les vacances afin de sensibiliser la population aux coupures de services directs à l’élève. L’événement avait également pour but d’interpeller le gouvernement et les commissaires d’école.

" Si l’éducation est vraiment une priorité, le gouvernement doit voir ça comme un investissement, pas comme une dépense", a dénoncé Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement, devant plus de 300 enseignants bruyants qui s’étaient réunis au coin des rues Labelle et Bélanger en fin d’après-midi.

Au micro, Josée Bélanger, vice-présidente du Syndicat du personnel de soutien en éducation Rivières-du-Nord, et Ghislaine Filion, présidente du Syndicat des professionnelles et professionnels de l’éducation Laurentides-Lanaudière, ont également critiqué les politiques du gouvernement.

" C’est assez les coupures pour le service aux élèves ! a martelé Mme Bélanger. " 250 professionnels coupés au Québec, ça n’a pas de bon sens", a scandé Mme Filion, sous les cris d’approbation.

De son côté, Christian Aubin, président du Syndicat de l’enseignement de la Rivière-du-Nord, a tenu à prévenir les enseignants. " Malheureusement, ce n’est qu’un début. Tout le monde part en vacances, on va se reposer. Mais, au mois de septembre, on va avoir besoin de vous autres".

Un silence critiqué

En entrevue après les discours, M.Aubin a déploré le silence des élus de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord.

" Je suis encore abasourdi que parmi les commissaires et les directeurs d’école aucun ne se soit levé pour dire que ça n’a pas de bon sens ce que vous allez faire à nos enfants. Pourtant, ils disent que la priorité ce sont les enfants".

Josée Scalabrini, qui est venue expressément de Québec pour l’occasion, a poursuivi dans la même veine.

" Ce sont des élus qui doivent parler au nom de l’éducation et présentement ils ne prennent pas position puisqu’ils sont dans la partie patronale, disent-ils. Pourtant ailleurs, il y a des commissaires qui se sont levés. Hier, à Sherbrooke plusieurs commissaires l’ont fait. Ça s’est aussi fait dans d’autres régions".

"Nous avons besoin de reconnaissance"

Mme Scalabrini rapporte que les professionnels et les enseignants ont essuyé des coupures d’un milliard de dollars en huit ans.

" Pourtant nous avons encore un très beau réseau d’éducation parce que ce sont les gens dans les écoles et les centres qui tiennent l’école à bout de bras. Nous avons besoin de reconnaissance", affirme la présidente qui soutient que les parents sont de plus en plus mobilisés contre les coupures en éducation.

Des négociations pourraient avoir lieu cet été et la mobilisation reprendra à la fin de l’été, termine Mme Scalabrini.

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