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Les employés de soutien baignent dans l'insécurité

Par Lpbw

Alors que la campagne électorale tire à sa fin, la Fédération du personnel de soutien scolaire poursuit sa tournée et dénonce les coupures du gouvernement ces dernières années.

Peu importe le parti qui sera porté au pouvoir le 7 avril, l’insécurité persistera pour les employés de soutien, prévient Éric Pronovost, président de la Fédération, affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de passage à Saint-Jérôme, vendredi.

« On a un parti qui veut fusionner les commissions scolaires, un parti qui veut faire le ménage de l’état et un autre parti qui veut éliminer les commissions scolaires», a expliqué M. Pronovost qui rapporte que le gouvernement veut effectuer des «coupures de 400 millions $ dans l’ensemble des services scolaires».

Celui-ci se désole de la tournure de la présente campagne électorale. « Ils (les chefs de Parti) se dénigrent entre eux, mais ils ne parlent pas des vraies choses. On n’entend pas beaucoup parler d’éducation ou de santé», a observé celui qui ajoute que la Fédération ciblera davantage ses demandes lorsque le prochain gouvernement sera connu.

Service aux élèves affecté

Pour Brigitte Beaudry, présidente du Syndicat du personnel de soutien éducation de la Rivière-du-Nord, ces coupures et ces non-remplacements affectent directement le service aux élèves en plus d’alourdir la tâche des travailleurs.

« On ne peut pas donner un service de qualité comme on souhaiterait», déplore Mme Beaudry qui représente 1 500 membres de 33 corps d’emplois, dont la majorité, selon ses propos, donne des services aux élèves.

«Plusieurs ont l’impression d’être traités comme des numéros alors qu’on exige de plus en plus de leur travail sans qu’ils reçoivent de reconnaissance en retour. Au secteur général, la tâche augmente, les contraintes se multiplient, les délais sont de plus en plus courts pour réaliser certains dossiers», ajoute-t-elle.

À ses côtés, Éric Pronovost dénonce l’embauche de sous-traitants pour remplacer les employés de soutien.

«Ce sont (les employés de soutien) des gens compétents qui ont développé une expertise et un sentiment d’appartenance à leur école», affirme-t-il. Avec un salaire moyen de 27 000 $ et des heures réduits, ces employés vivent dans la précarité, note M. Pronovost.

En plus de lancer un cri d’alarme au gouvernement, cette tournée qui s’arrête dans 14 villes québécoises a pour but de valoriser le travail des employés de soutien.

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