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Les CPE appuient les employés de l'État

Par lpbw

NÉGOCIATIONS. Concernées directement par les négociations entre les employés de l’État et le Conseil du trésor, des centaines de travailleurs des centres de la petite enfance de la région des Laurentides vont appuyer les demandes du Front commun en sensibilisant les parents à leurs revendications, lors du déclenchement de la grève tournante dans les établissements de santé, d’éducation et de la fonction publique, le 26 octobre.

Bien que les travailleurs des CPE soutiennent les employés de l’État, il n’est pas question pour eux de déclencher la grève, pour le moment. «Nous participons, parallèlement aux actions du Front commun, à une première série d’actions de visibilité aux abords des installations, a lancé Danielle Deschatelets, présidente du Syndicat des travailleuses en CPE Laurentides (CSN). Tôt le matin ou en fin de journée, nous allons accueillir de manière colorée les centaines de parents en les informant de la nature de nos demandes et des impacts néfastes des politiques libérales sur les services dispensés à des milliers d’enfants en bas âge.»

Plus de 10 000 salariés des CPE au Québec, membres de la CSN, sont en renégociation de leur convention collective échue dans la plupart des cas depuis le 31 mars dernier. Ces employés revendiquent les mêmes hausses salariales réclamées par les employés du secteur public parapublic, soit 4,5% par année pendant trois ans pour un total de 13,5%. Cela inclut un rattrapage salarial, une protection contre l’inflation et une part minimale d’enrichissement collectif. En décembre 2014, le Conseil du trésor a présenté des offres jugées inacceptables qui totalisent à peine 3% sur cinq ans, incluant un gel de salaire de deux années complètes.

Les syndiqués veulent aussi dénoncer les attaques faites au réseau des services de garde subventionnés et régis, dont la fin de la contribution réduite qui a été décidée sans débat public et l’explosion des tarifs de garde en fonction du revenu familial malgré les promesses libérales.

De plus, les compressions de 49 millions de dollars imposées au CPE pour l’année 2015 qui minent leurs capacités à offrir des services de qualité aux enfants sont aussi une source importante de mécontentement. Tout comme la diminution ou même l’abolition des services d’accompagnement et d’intégration pour les enfants ayant des besoins particuliers, la réduction de budgets pour l’alimentation et des heures de travail pour les responsables en alimentation, les non-remplacements des absences maladie, la rationalisation des outils d’éducation et des jouets destinés aux enfants, la coupe dans les surplus accumulés destinés aux réparations ou aux projets d’agrandissement. «Pendant ce temps, le gouvernement subventionne les garderies privées commerciales par le biais des crédits d’impôt offerts aux familles, alors que l’on sait que l’objectif des garderies à but lucratif est d’abord et avant tout d’enrichir des propriétaires bien nantis de garderies commerciales», a expliqué Hélène Lavoie, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS).

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