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Les camionneurs manifestent dans les rues de Saint-Jérôme

Par lpbw

POLITIQUE. Les camionneurs, qui ont défilé à Saint-Jérôme, ont fait savoir leur mécontentement lundi matin comme partout ailleurs au Québec, afin que soit modifié le règlement sur le courtage en services de camionnage en vrac.

Cette modification permettrait de maintenir, dans les marchés publics, le courtage sans but lucratif après le 31 mars 2017, date de la fin de l’entente. Les opérateurs de camions lourds demandent également au gouvernement de faire cesser immédiatement le courtage illégal sur les chantiers publics. «Le courtage illégal s’est implanté et aucune mesure n’est prise pour faire respecter la loi du ministère des Transports (MTQ). Les gens sont tannés de ça. On permet aux entrepreneurs d’engager n’importe qui sur des contrats qui n’ont aucun compte à rendre aux organismes publics», déplore Gaétan Légaré, directeur général de l’Association nationale des camionneurs artisans (ANCAI).

M. Légaré affirme que le courtage illégal s’est implanté partout au Québec sur les chantiers du MTQ depuis que le gouvernement a donné «la possibilité en 2012 aux entrepreneurs d’engager n’importe qui. Cette situation facilite la collision et la corruption», estime le directeur général.

Le Québec dans le néant

M. Légaré demande au gouvernement de renégocier l’entente rapidement sans quoi il laissera le Québec dans le néant sur les chantiers de construction. «C’est non seulement l’accès aux marchés publics de nos 5 000 membres qui est sur la table, mais aussi l’intégrité du système d’attribution de contrats dans le transport des matières en vrac».

Celui-ci affirme que son association demande une rencontre avec le ministre des Transports depuis deux ans. «Le gouvernement ne nous donne pas signe de vie», peste-t-il.

D’autres actions à venir

Lundi, les camionneurs sont allés déposer une lettre au bureau du député afin de faire pression. D’autres actions suivront si le gouvernement ne fait rien, promet Gaétan Légaré.

«S’il ne prend pas des actions pour corriger cette situation rapidement, c’est certain qu’on va convoquer un conseil général à Québec, on va réunir nos 80 conseils d’administration et l’on va décider qu’elle sera la deuxième action à prendre. C’est certain qu’on ne laissera pas le courtage illégal s’implanter comme ça partout au Québec», termine-t-il.

L’ANCAI rappelle que le MTQ prévoit entreprendre des chantiers dans les deux prochaines années pour un montant d’environ cinq milliards de dollars. Le transport en vrac sur ces chantiers représentera au moins 500 M$, poursuit-on. Pour l’Association, il devient donc «particulièrement important que toutes les transactions entre les donneurs d’ouvrage, les entrepreneurs et les camionneurs soient écrites et auditées, tout en étant placées sous la surveillance de la Commission des transports du Québec».

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