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Le président de la Chambre des notaires présente le Protect-o-maître

Par lpbw

DROIT. Les Laurentiens de 20 à 35 ans sont peu soucieux de se protéger juridiquement, dévoile une enquête menée par la Chambre des notaires du Québec.

Même si c’est souvent durant cette période de la vie que les gens décident de se marier, d’avoir des enfants et d’acheter une maison, environ 50 % des membres de la génération Y n’ont pas ou ne croit pas avoir la protection juridique nécessaire.

Préoccupée par ce constat, la Chambre a mis sur pied le Protect-o-maître, un outil de sensibilisation. Ce questionnaire en ligne qui est simple, convivial et gratuit permet à l’internaute, en répondant à quelques questions, de déterminer si son degré de protection juridique est faible, modéré ou élevé.

« Il y avait un problème réel. Il fallait trouver un moyen de les sensibiliser» affirme le président de la Chambre des notaires, Gérard Guay, qui était de passage à Saint-Jérôme jeudi pour présenter ce nouvel outil aux notaires.

« Au moins, le tiers des 20 à 35 ans ont des responsabilités familiales ou financières (hypothèque). Ces gens-là se doivent d’être vigilants et d’être protégés advenant un décès par exemple. En tant que notaire, on voit plusieurs situations difficiles qui auraient pu se régler autrement si les gens avaient pris la peine de se protéger», poursuit celui qui fait une première tournée à travers le Québec.

L’impression d’être bien protégé

Dans les Laurentides, 54 % des jeunes adultes se sentent bien protégés juridiquement, quelques fois à tort, constate M.Guay.

« Desfois, ils ne le sont pas. Les gens qui font le test vont peut-être s’apercevoir qu’ils ne sont pas aussi bien protégés qu’ils le pensent. C’est important qu’ils vérifient s’ils le sont».

Un peu moins du tiers, soit 27 %, se dit inquiet. Encore là, il est important d’agir et d’aller consulter un notaire afin de cesser de vivre dans une période d’incertitude, souligne le président de la Chambre.

Finalement, 18 % sont tout simplement insouciants.

« À partir du moment que la personne est sur le marché du travail, c’est important qu’elle ait une protection. Toutefois, lorsqu’elle a des enfants ou une maison, ça ne devient pas seulement important, mais essentiel», explique Me Guay.

Ce dernier invite les Laurentiens de 20 à 35 ans à remplir le questionnaire du Protect-o-maître qui prend deux ou trois minutes, dit-il, au www.cnq.org/protect-o-maitre.

Faits à noter: de tous les jeunes Québécois, ce sont les Laurentiens qui ont le moins consulté un notaire pour des raisons commerciales ou d’affaires. Seulement, 2% l’ont fait.

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