| Par lpbw

Le MAPAQ s'explique

SAINTE-SOPHIE. Questionnée pour comprendre les raisons de l’euthanasie de volailles chez Dominique Lefebvre, à Sainte-Sophie, Mélissa Lapointe des relations de presse du MAPAQ nous confirme que le ministère est effectivement intervenu la semaine dernière dans un élevage dans les Laurentides qui avait plusieurs animaux, dont des oiseaux. Cependant, «Le dossier est de nature confidentielle, le MAPAQ ne commente pas les cas particuliers!»

Cette dernière stipule, par ailleurs, que de manière générale tous les propriétaires d’oiseaux doivent respecter les lois et règlements, dont le Règlement sur les conditions de salubrité des lieux de garde d’oiseaux captifs qui exige le confinement des oiseaux gardés à l’extérieur. «Si on a des motifs raisonnables de croire qu’il y a un risque de propagation d’une maladie, un vétérinaire désigné peut intervenir en vertu de la loi sur la protection sanitaire des animaux».

Nécessaire

«À Sainte-Sophie, l’intervention a été nécessaire pour protéger le cheptel québécois de la laryngotrachéite infectieuse (LTI) aviaire, une maladie hautement contagieuse et qui préoccupe l’industrie agricole du Québec.» En ce qui concerne les euthanasies, même si les vidéos et les photos postées sur la page Facebook de Mme Lefebvre ont choqué plus d’une personne, Mme Lapointe nous affirme qu’elles ont été faites selon les méthodes reconnues par l’industrie suivant le Guide sur l’insensibilisation et l’euthanasie à la ferme émis par le ministère. La dislocation cervicale afin que l’oiseau perde connaissance avant sa mort a notamment été pratiquée.  

Qu’est-ce que la laryngotrachéite infectieuse ?

La laryngotrachéite infectieuse (LTI) est une maladie contagieuse grave causée par un virus qui s’attaque au système respiratoire des pondeuses et des poulets. Elle peut aussi se manifester chez les perdrix, les faisans et les paons. Les autres espèces d’oiseaux ne sont pas susceptibles à cette maladie, mais elles peuvent tout de même transporter le virus dans leurs plumes ou sur leurs pattes. La maladie ne représente pas de danger pour la santé humaine. La LTI s’exprime généralement chez des oiseaux âgés d’au moins trois semaines.  

Le MAPAQ confirme que des cas de LTI ont été signalés au Ministère entre avril et juin dans quelques sites d’élevage commerciaux de volailles de la municipalité. «Les dossiers ont été pris en charge conjointement entre le Ministère et les intervenants de l’industrie concernés.»

 

 

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