Le Cégep de Saint-Jérôme aimerait vendre le manoir Belle-Rivière
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Le manoir de Belle-Rivière doit rester public, affirme le maire Bouchard

Par lpbw

Le maire de Mirabel Jean Bouchard demande au gouvernement fédéral et provincial d’intervenir afin que le manoir de Belle-Rivière ne soit pas vendu à des intérêts privés.

En début d’année, le propriétaire, le Cégep de Saint-Jérôme, a annoncé ses intentions de vendre l’immeuble patrimonial, explique le maire Bouchard. Les représentants de la Ville et ceux du Cégep se sont rencontrés dans les derniers mois dans ce dossier.  

M.Bouchard ne cache pas l’intérêt de la Ville pour l’acquisition de ce manoir, mais le prix offert par l’institution d’enseignement est trop élevé, juge-t-il.

«Le Cégep souhaiterait au minimum avoir la valeur marchande du bâtiment évalué à un minimum de 600 000 $. Il n’est pas question pour nous de l’acquérir à ce prix-là. Nous sommes prêts à l’acquérir à un montant raisonnable», indique le maire sans donner le prix que la Ville serait prête à payer pour faire l’achat du manoir.

Celui-ci rappelle que cet immeuble a été cédé pour la somme de 1 $ par le ministère des Travaux publics du Canada au Cégep en 1988 à la condition que ce dernier l’utilise à des fins d’enseignement général et professionnel.

«Selon l’entente, ça devait rester institutionnel. Toutefois, le Cégep nous dit qu’il a eu les autorisations du fédéral pour procéder à la vente…»

Selon lui, ce serait une grâce erreur que cet immeuble soit vendu à des intérêts privés. «Ça fait partie de notre patrimoine. C’est un bâtiment à l’architecture hors du commun. Il est aussi important que le Moulin Légaré à Saint-Eustache. C’est une richesse des plus importantes pour nous», observe-t-il, ajoutant que le manoir a été construit par les Sulpiciens en 1804.

Si elle devenait propriétaire de la bâtisse, la Ville aimerait soit y installer un bureau touristique ou des bureaux du parc régional Bois de Belle-Rivière ou y accueillir des organismes communautaires.

De l’aide du gouvernement

M.Bouchard a envoyé une lettre aux députés de son comté, Sylvie D’Amours et Simon Marcil ainsi que la ministre de Hélène David afin qu’il y ait une intervention politique dans ce dossier.
Les députés sont sensibles à la demande du maire de Mirabel.

«Je partage les inquiétudes du maire et nous travaillerons dans les prochaines semaines afin que le manoir puisse continuer d’être utilisé à des fins publiques», a répondu Mme D’Amours par voie de communiqué.

«Nous avons entamé des démarches auprès de madame Judy M.Foot, ministère des Travaux publics, pour voir ce qui peut être fait dans ce dossier», a affirmé l’attaché politique de Simon Marcil, Marc-Olivier Leblanc. Nous n’avons pu parler à M.Marcil puisqu’il est en vacances.

Personne au Cégep ne pouvait répondre à nos questions durant la période des vacances.

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