| Par lpbw

Le Front commun syndical amorce sa tournée

SECTEUR PUBLIC. En marge des négociations qui s’amorcent avec le gouvernement, les représentants syndicaux étaient de passage à Saint-Jérôme mardi pour faire valoir les demandes des employés de l’État et mobiliser leurs membres.

Le front commun syndical a récemment déposé des demandes de hausse salariale de 4,5 % par année dans un contexte d’austérité. Ces demandes ont été reçues froidement par le gouvernement libéral.

« Il ne faut pas se gêner de ces demandes salariales. Ça aurait été difficile de demander moins puisque c’est le salaire que méritent les gens qui rendent des services à la population», affirme Daniel Boyer, président de la FTQ.

Selon lui, il faut passer outre le mythe des fonctionnaires "gras dur". Il souligne que les employés de l’État accusent un retard salarial de 8,3 % comparativement à un travail similaire dans le secteur privé.

« Chaque année, 15 000 travailleurs quittent la fonction publique. Nous avons un sérieux problème d’attraction et de rétention. Si nous voulons attirer de la main-d’oeuvre compétente, il faut la payer décemment», explique M.Boyer.

Des travailleurs inquiets

En plus de demander cette hausse salariale, le front commun tient à assurer l’avenir des services publics au Québec.

« Nos membres sont inquiets devant les coupures du gouvernement et les impacts sur les services offerts à la population. On ne peut pas couper des millions sans que ça ait un impact sur les services», rapporte Carolle Dubé, porte-parole du Secrétariat intersyndical des services publics.

De son côté, Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN, affirme que les services publics ont une valeur économique.

«Dans la région, les services publics procurent des emplois à près de 30 000 personnes. C’est une somme d’environ un milliard qui est injectée dans l’économie régionale. Quand l’économie est chancelante, ce n’est pas le temps de mettre en place des mesures d’austérité», dit-elle.

La tournée se poursuit

Dans les prochaines semaines, les représentants syndicaux poursuivront leur tournée de mobilisation dans les régions du Québec afin de mettre de la pression sur le gouvernement.

« On ne va pas se laisser arrêter par le discours du gouvernement voulant qu’il n’y ait pas d’argent et que tout le monde doive se serrer la ceinture. Nos membres se serrent déjà la ceinture. Année après année, on perd de notre pouvoir d’achat», lance Francine Lévesque.

« Nous voulons établir un véritable dialogue avec le gouvernement, nous ne sommes pas encore dans les moyens de pression», termine Daniel Boyer.

La convention collective vient à échéance le 31 mars 2015.

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