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Le député Marcil se porte à la défense des producteurs laitiers

Par lpbw

AGRICULTURE. Le député de Mirabel Simon Marcil a pris la défense des producteurs laitiers à la Chambre des communes dernièrement, en sommant le gouvernement de s’attaquer au volume grandissant des importations de protéines laitières.

Le porte-parole du Bloc québécois en matière d’agriculture a affirmé que cette situation touche beaucoup son comté, où les terres agricoles sont nombreuses. «257 fermes laitières ont été forcées de mettre la clé sous la porte l’année dernière sur le territoire québécois, et pourtant, c’est le silence radio du gouvernement. 257 fermes, ce n’est pas rien: il s’agit de familles, d’hommes et de femmes de chez nous qui jouent un rôle essentiel dans le développement de nos régions. Le gouvernement attend quoi pour aider nos producteurs laitiers ?», a demandé le député Marcil.

Son parti exige que le gouvernement fédéral agisse pour enrayer l’importation de protéines laitières. «Depuis des années, des entreprises étrangères contournent nos lois pour concurrencer déloyalement nos producteurs sous gestion de l’offre», affirme-t-il. Celui-ci s’inquiète du fait que la ministre du Commerce international, Chrystia Freeland, ait annoncé son intention de signer l’accord du Partenariat transpacifique. Cet accord vise à libéraliser le commerce et les investissements entre 12 états autour de l’océan Pacifique.

Un autre problème

Ce n’est pas seulement l’importation de la protéine laitière qui affecte les fermes du Québec. La réglementation entourant le lègue d’une ferme à un membre de sa famille doit être revue, affirme le député. «Une personne qui veut transmettre sa ferme à son enfant paie plus d’impôt que s’il la vend à un étranger. Ça coûte tellement cher en impôt qu’elle est obligée de la vendre à un étranger ou il doit fermer», explique le bloquiste.

Celui-ci ajoute que l’argent qui aurait pu être investi en exploitation ou en immobilisation va dans les poches de l’État. «Ça n’a aucun sens», termine-t-il.

Perte de 5000 fermes laitières

Ce n’est pas d’hier que les producteurs laitiers en arrachent. Depuis 20 ans, le Québec a perdu 5 094 fermes laitières, soit 46,5% de son industrie.

Les MRC Rivière-du-Nord, Mirabel et Thérèse-de-Blainville ont perdu 53 fermes depuis 1996, soit près de la moitié (41,09%). En effet, au milieu des années 90, ces MRC comptaient un total de 129 fermes laitières alors qu’il en reste seulement 76 actuellement.

Le porte-parole des Producteurs de lait du Québec, François Dumontier, refuse de s’alarmer. «C’est une tendance mondiale que l’on observe aussi aux États-Unis et en France. Les gens adoptent un mode de vie urbain et le métier de producteur agricole est un métier difficile», observe-t-il.

Malgré la perte de nombreuses fermes, les autres producteurs récupèrent les quotas de production et la croissance se poursuit.

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