| Par lpbw

La tête la première, mais bien protégée…

PRÉVENTION. La saison de vélo est commencée pour plusieurs et viennent s’ajouter les enfants dorénavant en vacances. À tous ceux-là, on ne peut que souhaiter qu’ils aient la bonne idée de porter leur casque!

À cet égard, ce ne sont pas les incitatifs qui manquent.

À preuve, près de 48 cyclistes ont participé la semaine dernière à la première édition de l’événement sportif Défi Tête la première visant à sensibiliser la population au port du casque de vélo et prévenir les blessures importantes à la tête.

Lancé à Saint-Jérôme vendredi matin, l’événement se terminait dimanche, à Québec, après plus de 500 km de dépassement et d’investissement personnel.

Enjeu de santé

L’événement est organisé au profit de la Fondation sports adaptés et de l’organisme Le Bouclier Prévention. Ce dernier œuvre à sensibiliser la population et les jeunes aux dangers reliés aux blessures à la tête et aux traumatismes crâniens dans le sport.

«Cet enjeu de santé publique et de sécurité routière nous touche tous de près ou de loin et c’est pourquoi je suis fier d’être solidaire de cette démarche éducative de prévention qu’est le port du casque de vélo », souligne le président d’honneur de cette première édition du défi, Jean-Marie De Koninck, reconnu pour son implication dans de nombreux dossiers en sécurité routière.

Alors que pour Louis Barbeau, directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes, le port du casque à vélo est un moyen simple, peu dispendieux et efficace à adopter. « La sécurité des cyclistes sur les routes est une priorité majeure pour la FQSC. Nous estimons que le port du casque figure au nombre des mesures simples qui peuvent être adoptées par les cyclistes. De nombreux spécialistes de la santé, dont ceux des centres hospitaliers universitaires (CHU) du Québec, ainsi que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), recommandent l’obligation du port du casque chez les cyclistes. À défaut d’avoir une loi à cet effet, il est fondamental d’en faire la promotion, sachant que cela réduit de façon considérable le nombre de traumatismes crâniens et de blessures à la tête».

Des répercussions

Il faut savoir que les blessures à la tête ont des répercussions sur les individus et les familles, mais également sur la société par les coûts qu’elles engendrent. Ainsi, si chaque cycliste portait un casque, on évalue que quatre traumatismes crâniens sur cinq pourraient être évités.

« Le port d’un casque correctement ajusté permet de réduire de 85 % le risque de traumatisme crânien et cérébral grave. En tant que médecin, je ne peux qu’encourager cette pratique puisque les chutes à vélo peuvent avoir de lourdes conséquences, notamment chez les adolescents et les enfants, et ce, même à basse vitesse », indique le Dr Richard Bélanger, pédiatre et médecin de l’adolescence au CHU de Québec-Université Laval.

 

 

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