| Par lpbw

La pluie retarde le travail des cultivateurs

AGRICULTURE. Écarts de températures extrêmes, manque de soleil, trop de pluie, nuits fraîches, le printemps a été difficile au Québec, surtout pour les cultivateurs, et le début de l’été s’annonce tout autant.

Les pluies abondantes ont retardé les récoltes de près de 15 jours dans la région et travailler dans la boue n’est pas facile pour les producteurs de la région. TC Media a été à la rencontre de quelques-uns.

Le beau temps attendu

Sylvain Bélisle est situé à Mirabel dans le secteur Saint-Antoine. Il cultive des petits légumes, concombres, tomates de serre et légumes variés (choux-fleurs, brocolis et oignons). Rencontré au Marché public de Saint-Jérôme, ce dernier nous avoue que la pluie qui perdure en ce mois de juillet lui cause bien des désagréments. «Il est difficile de travailler avec les tracteurs dans le champ, il pleut tout le temps, la machinerie cale et il faut attendre qu’il y ait de belles journées, mais elles sont rares. Le terrain ne sèche pas. Ça a retardé pour les semences fin avril/début mai.»

Il ajoute : «Et comme ça ne lâche pas de pleuvoir, c’est dur pour la préparation du sol. Il faut du beau temps pour certains produits, la terre en boue ça travaille mal. Les nuits ne sont pas chaudes en général». En résumé, tous ces éléments font que les légumes peuvent être en retard d’une à deux semaines, ça dépend des variétés comme, par exemple, les concombres, les tomates, les légumes plus fragiles. «Maintenant, il faut qu’il fasse beau pour reprendre le temps perdu!»

Des champs de blé d’Inde perdus

Pour Geneviève Alarie de Sainte-Anne-des-Plaines qui travaille pour les producteurs de fraises, Éric et Mario Chaumont qui vendent également du blé d’Inde, cette année, il y a beaucoup de pertes. «J’ai parlé avec les producteurs qui m’ont dit qu’il y a beaucoup de champs qui ont été perdus, car les semences n’ont pas levé à cause de la pluie.» Le producteur est à L’Assomption. On parle d’un autre à Laval. C’est cependant une belle saison pour les fraises en grande quantité. Quant aux framboises elles sont en retard.

Un autre son de cloche pour Julie Chaumont de Mirabel, secteur Saint-Hermas. Pour elle, «l’impact n’est pas si pire. Ce n’est pas si mal. Elle fait du légume hors terre, choux-fleurs, brocolis qui aiment plus la fraîche et la pluie que la canicule. Ce sont des légumes d’automne. On n’est pas touché, on a une semaine de retard, mais ça a bien démarré». Pour Marcel Bélanger, producteur de Mirabel, situé sur le rang Sainte-Marguerite, «les choux-fleurs, brocolis, radis, échalotes, salades, ça sort. Le blé d’Inde est en retard de deux semaines comme les fèves et les concombres. C’est d’aller les chercher qui est difficile, on est dans la bouette». Ce dernier en profite pour nous glisser que le métier est difficile : «On n’est pas reconnu ni rémunéré à notre juste valeur alors que c’est le cultivateur qui nourrit le monde, c’est dommage! On travaille des 80 heures non payées».  

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