| Par lpbw

La colère gronde au conseil municipal de Prévost

POLITIQUE. La dernière séance du conseil municipal de Prévost a donné lieu à des échanges musclés entre citoyens et élus.

Lundi soir, l’Église Saint-François-Xavier où se tiennent les séances régulières était bondée pour l’occasion.

Au micro, plusieurs personnes ont soulevé des problèmes de gestion de personnel à la Ville de Prévost et ont fait allusion à la plainte de harcèlement déposée par une ex-employée contre le directeur général Réal Martin.

La colère des citoyens était palpable dans l’auditoire qui a, à quelques reprises, applaudi les intervenants au micro.

« Il y a un problème de fond à la Ville dans la gestion des ressources humaines», a lancé Roxane St-Denis, au maire Germain Richer, qui a reconnu qu’il y avait du travail à faire.

Mme St-Denis a reproché au maire de défendre son directeur général, qui est actuellement en repos prolongé.

« Vous êtes dans le déni total. Peut-être qu’il n’y a pas de harcèlement, mais en tant qu’employeur vous avez le devoir d’empêcher le harcèlement psychologique», a-t-elle dit sous les applaudissements des citoyens.

« Je ne suis pas dans le déni, a rétorqué Germain Richer. Il y a la présomption d’innocence et une réalité qu’il faut connaître».

De son côté, la femme d’affaires Chantal Patry, en a ajouté. « Pourquoi protégez-vous une personne et discriminez-vous une employée ? Quand on protège trop quelqu’un, c’est qu’il y a quelque chose en dessous».

Le maire a répété que toute personne a droit à une présomption d’innocence.

« Nous allons continuer à vous surveiller»

Visiblement en colère, Mme Patry s’est dite inquiète par ce qui se passe dans l’administration de sa Ville.

« J’aimerais que ma Ville soit équilibrée et qu’elle se tienne debout».

Pour sa part, Paul Germain, vice-président du Parti Prévostois, a questionné le maire sur les nombreux départs d’employés ces dernières années.

« Des gens étaient en fin de contrat alors que d’autres ont trouvé des emplois avec de meilleures conditions ailleurs», s’est défendu Germain Richer.

À la fin de la période de questions, M. Germain a demandé la démission du maire considérant qu’il « n’avait plus la confiance du public».

« J’ai été élu de façon démocratique», a réagi M.Richer jugeant que son interlocuteur était impoli à son égard.

« Nous allons continuer à vous surveiller», a simplement conclu Paul Germain, avant que la séance du conseil soit levée.

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